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Stagiaire Midol - Tout ce qui brille

Tout ce qui brille
Par Rugbyrama

Le 11/09/2018 à 18:34

STAGIAIRE MIDOL - Enfin mon heure de gloire, la chance de ma vie. J’écris. Fini de servir les cafés, terminé les heures à chercher sur la toile le résultat de la 4e division du championnat bulgare… Oui, j’écris sur Rugbyrama et j’ai une rubrique à moi pour vous faire vivre mon actu : c’est la semaine du stagiaire du Midol !

Ce week-end était celui des premières. Premier week-end après la rentrée, premier match du Stade toulousain à domicile et première du grand Jerome Kaino à Ernest-Wallon. Et surtout, la réception du Stade rochelais était l'occasion de mon "déniaisage" personnel dans l'antre historique du rugby toulousain. Une ambiance survoltée pour des Rouge et Noir qui ont retrouvé des couleurs. Passes après contact, joueurs à hauteur et combinaisons des trois-quarts, les supporters en ont eu pour leur argent. Et moi aussi ! Enfin, pour mon accréditation (gratuite) quoi...

J'ai aussi pu découvrir l'ambiance d'après-match à Toulouse avec la buvette qui tourne à plein régime, la banda qui fait danser les moins timides (ou les plus hydratés, c'est selon) et les joueurs et entraîneurs qui boivent un verre au milieu des supporters. J'ai pu, avec un collègue journaliste, y faire une enquête de terrain approfondie et j'en ai profité pour compléter ma collection de gobelets des clubs dans lesquels je suis passé. Oui, mon stage est très enrichissant !

Zack Holmes de Toulouse

Zack Holmes de ToulouseIcon Sport

Pour un "millennial" comme moi, aller voir jouer le Stade toulousain relève quand même d'un fantasme. Certes, j'ai grandi avec la grande école de jeu châteaurenardaise comme modèle mais le week-end, c'était aussi l'occasion de voir le Stade qui fascinait toute la France ovale, et ce quelle que soit l'équipe que l'on supportait. En cette fin d'après-midi ensoleillée en Haute-Garonne, le spectacle était d'ailleurs au rendez-vous et rappelait sûrement de doux souvenirs aux fans toulousains.

La ligne de trois-quart a fait des merveilles sur le pré entre prises d'intervalles et passes ajustées. Holmes, Ramos et Huget ont brillé en marquant des essais et les trois autres (Ntamack, Mermoz, Guitoune) ont également régalé de belles percées. Mais le point intéressant à relever de cette belle prestation des Toulousains (du moins lors des 60 premières minutes), c'est la remarque de Maxime Mermoz à la fin du match, qui m'a autant surpris qu'amusé. À ma question sur le plaisir qu'il doit prendre dans ce genre de matchs, le centre international répond : "Quand tes avants avancent comme ça, c'est beaucoup plus facile !"

Quel plaisir de voir un trois-quart en réussite mettre en lumière le travail de son pack ! Alors que le "spectacle" que l'on veut voir au rugby est rarement lié à une opposition du 5 de devant, on peut aussi s'extasier devant les mêlées fermées entre Toulon et Castres qui ont donné lieu à de très belles batailles. Le rugby moderne a tendance à oublier le vieux précepte qui veut qu' "un match se gagne devant" et pourtant il est toujours aussi vérifiable.

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