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Stagiaire Midol - L'argent ne fait vraiment pas le bonheur

L'argent ne fait vraiment pas le bonheur
Par Rugbyrama

Le 05/06/2018 à 17:30Mis à jour Le 06/06/2018 à 10:20

Enfin mon heure de gloire, la chance de ma vie. J'écris. Fini de servir les cafés, terminé les heures à chercher sur la toile le résultat de la 4e division du championnat bulgare... Oui, j'écris sur Rugbyrama et j’ai une rubrique à moi pour vous faire vivre mon actu : c'est la semaine du stagiaire Midol !

"Dans une équipe de rugby, il n’y a pas de passagers, il n’y a qu’un équipage." Pierre Villepreux, ancien arrière international français (34 sélections), avait vu juste avant tout le monde. Samedi soir au Stade de France, l’équipage castrais n’a pas chaviré malgré les secousses incessantes, venues du Sud, et plus particulièrement de la nation arc-en-ciel.

Avant de s’amarrer au Bouclier tant convoité, les Castrais ont connu tumultes et tempêtes. Les premiers milles nautiques envisageaient une traversée compliquée mais le Castres Olympique a réussi contre vents et marées à rééditer sa performance de 2013. Peut-être grâce à notre pronostic surréaliste, qui annonçait la victoire d’Oyonnax à Pierre-Fabre, lors de la dernière journée du Top 14. Depuis, j’ai l’immense privilège de me rendre au centre d’entraînement de la sous-préfecture du Tarn et j’ai très vite senti que notre pronostic avait quelque peu irrité les "susceptibles"...

Les Oyomen étaient à deux doigts d'accrocher la victoire...

Les Oyomen étaient à deux doigts d'accrocher la victoire...Icon Sport

À peine arrivé à l’entraînement, le préparateur physique du CO m’a interpellé : "C’est donc toi qui nous a mis perdant face à Oyonnax. Tu as du flair, toi". J'ai répondu avec mon tact légendaire : "C’était pour vous piquer. Apparemment ça a bien marché".. Vous croyez quoi ! Après notre pari, ils ont quand même enchaîné trois victoires face aux trois meilleures équipes de la saison régulière. Donc oui, ce Brennus, je me l’approprie à 0,01 %. D'autant que ce pronostic m’a permis de recevoir un compliment de la bouche de Christophe Urios : "Toi, tu vas devenir un très bon journaliste". En revanche, je ne vous divulgue pas ce qu’il m’a dit après cette phrase, pas très glorifiant pour le monde de la plume.

Si vous partez, je vais manger mon gratin dauphinois avec qui ?

Si vous partez, je vais manger mon gratin dauphinois avec qui ?Icon Sport

Si Montpellier avait décidé de se cloisonner à double tour avant la finale, Castres a au contraire joué l'ouverture. Ma conscience professionnelle m’oblige donc à vous expliquer que nous avons été reçus comme des rois au Lévézou, le centre d'entraînement du CO. Et nous sommes repartis comme des légendes... Je plaisante mais, très franchement, cela fait du bien de voir des joueurs autrement que derrière des barrières et dans une salle de presse aussi accueillante qu'un tribunal. Oui, cela fait du bien de voir des gens souriants, ouverts, disponibles et tout simplement heureux de partager un peu de leur quotidien quand il devient exceptionnel. C'est une formidable raison d’aimer notre métier, de cultiver la passion, de rendre un écrit plus riche que jamais.

Non mais Rado, double champion de France. Vous vous rendez compte ?

Non mais Rado, double champion de France. Vous vous rendez compte ?Icon Sport

Donc oui, manger des petits plats cuisinés par Fernand, le cuisinier des joueurs, à côté de Christophe Urios, c’est appréciable (et Christophe, j’espère vraiment qu’on se reverra la saison prochaine du côté castrais, hein). Nous expliquer que Ludo Radosavljevic imite la sirène à la perfection ou qu'un tel boit des shooters les yeux bandés n’est peut pas du plus grand intérêt d’un point de vue sportif mais qu’est-ce que ça fait du bien ! Quand M. Revol déclare après le match de samedi "le rugby n’est pas un business", j’ai envie de lui donner raison. Les "coups de millions" permettent peut être d’acquérir les meilleurs passagers, mais sûrement pas le meilleur équipage !

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