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"Oh rugby si tu savais, tout le mal que tu me fais"

"Oh rugby si tu savais, tout le mal que tu me fais"
Par Rugbyrama

Le 13/02/2018 à 10:33Mis à jour Le 13/02/2018 à 11:47

J'écris. Fini de servir les cafés, terminé les heures à chercher sur la toile le résultat de la 4e division du championnat bulgare... Oui, j'écris sur Rugbyrama et j’ai une rubrique à moi pour vous faire vivre mon actu : c'est la semaine du stagiaire Midol !

J’en ai marre. Vraiment. Comme vous. Toute la semaine à la rédaction, on y a cru. Tous rêvé, le temps d’une journée, qu’enfin et par un heureux hasard le XV de France fasse fermer quelques bouches un peu trop insolentes (rigole Brian, rigole...) et repartir de Murrayfield avec un sourire large comme l’humour de Clément Poitrenaud. Tant d’espérance pour une aussi grande déception, ça me rappelle ma première fois tiens !

Uch, uch. Tu cherches la castagne encore le stagiaire ? Attaque papillon...

Uch, uch. Tu cherches la castagne encore le stagiaire ? Attaque papillon...Icon Sport

Mais non, une nouvelle fois, on a eu le droit au regard dépité de Guirado, au visage fermé de maître Jacques et aux notes dégueulasses sur Rugbyrama. La #FFL doit bien rigoler et moi je m’interroge. Ce stage vire à la catastrophe. Je n’avais pas signé, moi, pour assister à la mort lente et cruelle de mon équipe nationale. Qui plus est aux premières loges, en écrivant chaque semaine des articles sur les chiffres toujours plus désastreux de mes héros d’antan. J’étais bien à La Rochelle, tranquillement assis sur mon siège de Deflandre, à me lever après chaque "cul" de Botia, sur tous les "offload" de Vito. Pourquoi j’ai postulé au Midol déjà ? J’avais sans doute envie de me faire du mal.

Lache moi mec, lache moi !!!

Lache moi mec, lache moi !!!Icon Sport

Je me souviens de ma lettre de motivation, "lecteur avisé du Midol depuis de longues années, la possibilité d’être à vos côtés le temps d’un stage serait une formidable expérience pour moi". Quel escroc…

Maintenant, faut assumer et "prendre ses responsabilités." Qu’est-ce-que ça peut être con ces phrases toutes faites, qui ne veulent rien dire. Pas facile de garder le sourire après vous avoir raconté la semaine dernière mon match catastrophique en tribune de presse, j’ai été mis au placard... Mon chef a prétexté une grosse "grippe" à ceux qui lui demandaient où j’étais passé, pourquoi je n'étais plus sélectionné... Je vous avoue que cet article, je l’ai écrit dans l’illégalité.

Toi aussi t'as la grippe Camille ? "Ah oué, j'crois que c'est intestinale"

Toi aussi t'as la grippe Camille ? "Ah oué, j'crois que c'est intestinale"Icon Sport

De toute façon, vaut mieux en rire ou en pleurer (ça dépend le nombre de canons que vous avez dans le museau) et repartir de l'avant. J'arrête de me plaindre, car au fond, j'ai une chance incroyable. Vous vous imaginez vous, parler rugby tous les jours, interviewer des jeunes en devenir (qui n'ont pas encore le "chou") ? Qui plus est en étant grassement payé (on rigole pas au Midol) ! Et puis maintenant, je vais me préparer pour le match au Vélodrome contre l’Italie, car comme tout bon Marseillais avant un match contre Paris, "je crains dégun". Avant d’avoir les fesses bien rouges, merci la cuillère !

H.T

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