Icon Sport

Mais où étais-tu, Owen ?

Mais où étais-tu, Owen ?
Par Rugbyrama

Le 13/03/2018 à 18:25Mis à jour Le 14/03/2018 à 11:18

Enfin mon heure de gloire, la chance de ma vie. J'écris. Fini de servir les cafés, terminé les heures à chercher sur la toile le résultat de la 4e division du championnat bulgare... Oui, j'écris sur Rugbyrama et j’ai une rubrique à moi pour vous faire vivre mon actu : c'est la semaine du stagiaire Midol !

Cette semaine, je suis heureux. Je commence ma troisième semaine au Midol avec de bonnes nouvelles. La France a remporté le Crunch. En bon Français chauvin, je suis bien content d’avoir plongé Eddie Jones et toute sa bande dans le doute. Mais surtout de voir la réaction de ces gens qui nous promettaient l’enfer face au voisin de la Manche. Qu’elle fut dure, mais qu’elle fait du bien cette victoire ! Je vous laisse imaginer notre état à la rédac’, devant le match. J’étais là, sur le canapé (en cuir s’il vous plaît), avec mes deux compères stagiaires et les webmasters, en train de vibrer à chaque action. Dans les bonnes, comme la percée de Couilloud. Ou dans les mauvaises comme la grande saucisse de Beauxis.

Lionel Beauxis - France

Lionel Beauxis - FranceIcon Sport

À ce moment-là, en plus de toute la frustration des collègues qui gueulent, t’as une petite voix dans ta tête qui te dit "Oh non Lionel, pas maintenant, pas après tout ce que tu as fait". M'enfin, qu’il était bon à regarder ce match, voir mes petits poulains marcher sur les Rosbeefs ! Voir Machenaud retourner May, voir Grosso asseoir Daily. Moi si j’avais pris un "cul" comme ça, j’aurais prétexté la blessure pour sortir. Et que dire de Farrell ? Ce bon vieux Farrell, celui qu’on adore détester. Cet indispensable du jeu du XV de la rose, porté disparu samedi soir. Mais où étais-tu, Owen ?

Owen Farrell (Angleterre) vs France

Owen Farrell (Angleterre) vs FranceIcon Sport

Revenons-en aux Français. Ces derniers temps, on était plus habitué aux défaites encourageantes qu’aux victoires. La victoire fut, cette fois, éclatante, mais je suis obligé de rappeler de quoi le rugby français est aussi capable. Les déroutes des mecs du Seven, par exemple. Ils ont été incapables de gagner le moindre match ce week-end. Tu peux perdre un match, mais pas quatre. Tu peux perdre deux matchs, mais quatre. Tu peux perdre trois matchs, mais pas quatre. Ah bah si, tu peux perdre 4 matchs en 2 jours. Il faut quand même noter le match nul arraché contre l’Espagne, oui l’Espagne, une nation qui a découvert le rugby il y a 10 ans.

Mais ce n’est pas tout. Ce week-end, une des meilleures équipes de France a renoué avec le succès. Là, vous vous dites, encore un Toulonnais ou un Montpelliérain. Et non, je parle d’une vraie équipe : l’USM ! Oui, Sapiac, vous avez bien lu, cet incontournable du rugby français. Il faut dire qu’ici, à la rédac’, on est deux à supporter les Vert et Noir. Deux irréductibles Sapiacains. Pour nous, ces derniers temps étaient moroses. Après avoir dominé la première moitié de saison, il ne fallait pas non plus écraser le championnat. Après quatre défaites et une réclamation qui nous a attiré quelques foudres ici, il était temps de renouer avec la victoire. Mais je me rassure en voyant qu’ici, certains supportent des équipes comme Brive ou La Rochelle. Il y a même des Bordelais ! Pour eux, les temps sont plus durs que moi, croyez moi.

Contenus sponsorisés
0
0