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Je peux pas j’ai "Coupe du Monde"

Je peux pas j’ai "Coupe du Monde"
Par Rugbyrama

Le 19/06/2018 à 18:03Mis à jour Le 20/06/2018 à 12:11

Enfin mon heure de gloire, la chance de ma vie. J'écris. Fini de servir les cafés, terminé les heures à chercher sur la toile le résultat de la 4e division du championnat bulgare... Oui, j'écris sur Rugbyrama et j’ai une rubrique à moi pour vous faire vivre mon actu : c'est la semaine du stagiaire Midol !

Et voilà, c’est parti pour un mois de football ! Depuis quelques jours déjà tout le pays a les yeux rivés vers le pays des tsars, et porte fièrement des maillots de l’équipe de France à 140€.

À la rédaction aussi la télévision reste en permanence allumée sur les chaînes sport, et, c’est devant, à la pause de midi, qu'on joue aux pronostics. Du coup, on se passionne pour un Suède-Corée… Un comble pour des spécialistes et amoureux du rugby ! Je vous entends déjà dire "La Coupe du Monde c’est spécial, tout le monde suit l’événement", et vous avez raison ! Donc, aujourd’hui, le stagiaire du Midol parlera foot (enfin pas que parce que j’ai une conscience professionnelle quand même).

Quoi de plus excitant qu’un défilé de stars mondiales ? Messi, Ronaldo (le faux) et Neymar (je me refuse à citer Mbappé parce que ça fait déjà trop d’ego surdimensionnés). Et nous devrions les remercier, car grâce à eux, la triste tournée du XV de France en Nouvelle-Zélande passe presque inaperçue. Ah comme le rugby souffre de la comparaison…

La France contre les All Blacks

La France contre les All BlacksIcon Sport

Déjà ils sont tous "ravis" de se présenter en conférence de presse, et acceptent de répondre à toutes les questions des journalistes … Comme Benjamin Pavard qui s’est exprimé sur son surnom (qu’ils sont susceptibles ces nordistes). Du côté de la rade, le prix d’éloquence est attribué à Mathieu Bastareaud. Face à lui, il n’y a que les vieux de la vieille, les journalistes sans état d’âme, qui oseront lui demander ce qu’il pense du dernier coach en date ou de l'ultime déclaration de son président. Dans cette petite sale en préfabriqué où tout est différent, il est arrivé que le silence règne.

Unai Emery à une conférence de presse au Camp des Loges

Unai Emery à une conférence de presse au Camp des LogesIcon Sport

Mais dans le rugby aussi on sait comment échapper à la corvée ! Aujourd’hui je vais vous livrer un des secrets les mieux gardés du rugby français (oui j’exagère)… Dans plusieurs grands stades, ingénieurs et architectes ont discrètement inséré une petite porte de sortie dans le vestiaire des joueurs. Ni vu ni connu, ils s’éclipsent par cette petite rue que celles les plus fidèles des supporters connaissent bien… Aaah, j’en ai passé des soirées à attendre en zone mixte qu’une des stars m’accorde l’interview qui fera décoller ma carrière (résultat je suis toujours stagiaire). Et puis quand, à presque minuit, tu vois le gars du ménage qui rentre dans le vestiaire, tu comprends vite que certains sont morts en attendant dans ce petit couloir.

Les supporters de Clermont et du RC Toulon ensemble

Les supporters de Clermont et du RC Toulon ensembleIcon Sport

Mais quels sont les secrets inavouables si farouchement gardés derrière cette porte du vestiaire ? Si tous partagent leurs vies sur les réseaux, aucune caméra n’est encore parvenue à pénétrer ce monde inconnu de l’ovalie. Dernier rempart de l’investigation sportive, le rugby résiste encore et toujours à l’envahisseur, et aujourd’hui il ne peut plus se le permettre. Redémarrer un cycle c’est bien, le faire ensemble c’est mieux ! Attention on s’essouffle et si ça continue on finira, comme beaucoup, par s’intéresser à ces personnes qui tapent dans une balle avec une raquette ou qui conduisent des voitures hors de prix sur des circuits. On aime le rugby, mais surtout on aime le partager !

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