Eurosport

"J'ai rêvé d'une Europe sans anglais"

"J'ai rêvé d'une Europe sans anglais"
Par Rugbyrama

Le 23/01/2018 à 19:18

Enfin mon heure de gloire, la chance de ma vie. J'écris. Fini de servir les cafés, terminé les heures à chercher sur la toile le résultat de la 4e division du championnat bulgare... Oui, j'écris sur Rugbyrama et j’ai une rubrique à moi pour vous faire vivre mon actu : c'est la semaine du stagiaire Midol !

On pensait les tenir ! Qui ? Les Anglais pardi ! Aucun d'entre eux en quarts de finale de Champions Cup, c'était le rêve pour le rugby français. Dimanche, je me voyais déjà écrire un papier digne du Pulitzer pour dénoncer les limites de la formation Outre-Manche, vanter les 7 équipes françaises qualifiées, et même annoncer le grand Chelem à venir du XV de France. Le scénario était idéal. Mais les Wasps, ont sauvé les Saracens et les Anglais ne sont pas fanny.

Il a été drôle ce dimanche entre espoirs et désillusions. Un peu comme toujours, si je me fie à l'expérience des titulaires. Le jour de bouclage ne ressemble à aucun autre. Tranquille le matin, bouillant le soir venu. Les journalistes débutent au petit trot et terminent une main sur l'ordinateur, l'autre avec un stylo et le téléphone coincé entre l'épaule et la joue. (Pour tout vous dire je finis à mon tour par faire le pompier de service.)

Quelques heures avant, sur le terrain, les Wasps ont donc offert la qualification aux Saracens. À cet instant, je ressens un désintéressement total pour cette compétition. Au moins pendant 10 minutes, le temps que je réalise que le Leinster, auteur d'une campagne européenne parfaite, est récompensé par la réception des Saracens, double tenant du titre.

Louis Picamoles (Montpellier Hérault Rugby) contre le Leinster le 20/01/2018

Louis Picamoles (Montpellier Hérault Rugby) contre le Leinster le 20/01/2018Icon Sport

Finalement, les Anglais ne sont pas si mauvais et je ne m'engagerai pas pour le grand Chelem des Bleus. Surtout, si j'écoute mon voisin Auvergnat : "On dit les années paires sont des bonnes années concernant le calendrier du Tournoi. Mais ça, c'est quand on est en grande forme et qu'on peut battre n'importe quelles nations ! Là, on a plutôt un calendrier pour finir 5e !" Surtout, si les mauvaises nouvelles continuent de pleuvoir sur les Bleus. Lundi, on apprenait les blessures de Morgan Parra et Brice Dulin. Mardi, branle-bas de combat au Midol, ma rubrique ne fait plus partie des priorités de la journée, l'actu se tourne vers les perquisitions à Marcoussis et au domicile de Bernard Laporte. Au milieu de tout cela, même moi, chauvin parmi les chauvins, je n'arrive plus à croire Jacques Brunel quand il dit que l'objectif est de remporter le tournoi.

Bernard Laporte (Président de la FFR)

Bernard Laporte (Président de la FFR)Icon Sport

0
0