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France - Chronique d’une finale

Chronique d’une finale
Par Rugbyrama

Le 17/07/2018 à 17:36

Enfin mon heure de gloire, la chance de ma vie. J’écris. Finis de servir les cafés, terminé les heures à chercher sur la toile le résultat de la 4edivision du championnat bulgare… Oui, j’écris sur Rugbyrama et j’ai une rubrique à moi pour vous faire vivre mon actu : c’est la semaine du stagiaire du Midol !

Cette semaine, je vous épargnerai le traditionnel "stagiaire" sur le départ larmoyant sur ma petite personne, parce que ça fait quand même deux semaines que vous y avez droit : "Bouh on ne sait pas depuis quand je suis là, on confond mon prénom, je n’ai pas réussi à décrocher un travail, gneugneugneu …". Que ce soit bien clair : se faire remarquer, ça, ils avaient tous réussi. Ne vous inquiétez pas pour eux.

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Mais dans ce monde tout est éphémère… Ah chienne de vie ! Fut un temps, on disait "le roi est mort, vive le roi" et bien autour de ce superbe carré de bureaux réservé aux stagiaires, c’est pareil ! Si tôt parti que d’autres trônent déjà sur leurs fauteuils rouges. Quel affront ! Pour être honnête, nous, stagiaires de longue date, nous n’avons qu’une crainte une fois la porte de la rédaction fermée : tomber dans l’oubli ou, pire, que celui arrivé après nous soit meilleur. Alors, souhaitons de bonnes vacances à nos ex-collègues stagiaires qui profiteront d’un mois d’août paisible durant lequel ils pourront, enfin, porter ce bermuda qui leur a tant manqué ici.

Quelles nouvelles aventures les attendent ? Sûrement commenceront-ils par fêter encore et encore notre titre de champion du monde. Et oui, j’étais obligé d’en parler. On est champions du monde, p***** ! Autant vous dire que dimanche, l’heure était au rassemblement national, à la communion, et pour rien au monde on n’aurait raté ça. C’est donc depuis la fan zone de Toulouse que je surveillais les mails et les brèves, en priant pour qu’il n’y ait pas d’urgence nécessitant un autre outil que mon portable et mon chargeur externe. Conscience professionnelle oblige, je devais assurer ma permanence.

Des supporters de l'équipe de France.

Des supporters de l'équipe de France.Eurosport

Pourquoi j’étais de permanence le week-end de finale de Coupe du Monde ? Parce que je suis trop sympa, ou parce que les autres m’auraient immolé par le feu si j’avais refusé. Mais, bravant les interdits, c’est à 17h moins quelques minutes que je décidai de ranger mon portable pour saisir ma bière, déjà chaude, et la lever en chantant la Marseillaise. Ma mission était terminée et je devais maintenant me battre pour la France (oui j’en fais trop). Ah quelle belle après-midi j’ai passée, sous une pluie de bière, entre un mec à poil ne portant qu’un drapeau (un petit drapeau) et une femme qui osa la blague du drapeau croate dessiné sur le bras. Cette personne est actuellement toujours recherchée.

Novak Djokovic

Novak DjokovicGetty Images

Un titre de champion du monde, un taxi et 4 heures de sommeil plus tard me revoilà au bureau. En y repensant, je me rends compte qu’on ne retiendra que ça de cet été, la victoire de Novak Djokovic passe à la trappe, évidemment. Les U20 champions du monde sont eux aussi bien loin. Il paraît qu’il n’y a que le foot qui procure ces émotions et réunit autant de gens. C’est sûrement vrai. Et si cette année la France a brillé par ses titres de champions du monde, je ne peux m’empêcher de penser à l’année prochaine au Japon. Quel sort attend notre XV de France ? J’espère être encore là pour le découvrir et comme l’a dit un jour Martin Luther King : "j’ai fait un rêve".

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