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"Des fessées comme celle-ci, ma mère n’osait pas me les mettre"

"Des fessées comme celle-ci, ma mère n’osait pas me les mettre"
Par Rugbyrama

Le 27/03/2018 à 17:19Mis à jour Le 27/03/2018 à 17:29

Enfin mon heure de gloire, la chance de ma vie. J'écris. Fini de servir les cafés, terminé les heures à chercher sur la toile le résultat de la 4e division du championnat bulgare... Oui, j'écris sur Rugbyrama et j’ai une rubrique à moi pour vous faire vivre mon actu : c'est la semaine du stagiaire Midol !

"Au rugby (…) tout le monde regarde l’équipe, personne ne regarde le ballon. Or l’important c’est le ballon, c’est lui qui fait l’équipe". Cette citation de Michel Serres colle parfaitement à ma situation si vous y pensez bien. Remplacez juste les mots "rugby" par "rédaction", "équipe" par "journalistes" et "ballon" par "stagiaire". Ah oui et puis retirez la deuxième phrase aussi…

Mais aujourd’hui, les choses vont changer ! On me confie la chronique du stagiaire. C’est elle qui va me permettre d’être quelqu’un. Enfin, quand je dis "quelqu’un"… j’aurai toujours plus d’importance que l’Italie dans le Tournoi des 6 Nations, mis à part qu’on ne m’offre pas de cuillère. Pourtant, ce serait l’occasion : au jour où paraît cette chronique, je fête mes 23 ans. Ah oui, ça aussi on s’en contrefiche. En attendant si vous ne savez pas quoi faire jeudi soir venez sur Toulouse, y’a moyen de bien rigoler ! ("On va finir plié comme des raquettes" a promis Vincent, le 22 mars 2018 à la cantine, quand j’ai lancé l’invitation).

J’aime faire la fête mais ne vous méprenez pas, je bosse au Midol. L’autre jour, j’ai passé 30 minutes de mon temps à appuyer sur un bouton pour changer les slides (pour lecteurs bilingues comme moi, slide = diaporama) qui enrichissaient le dernier Facebook live du Tournoi. En tout cas merci, Nico, pour ce travail fort intéressant. T’es vraiment un chic type.

Non, trêve de plaisanteries, ce stage est incroyable. J’ai des collègues vraiment sympas et doués. J’ai surtout un chef en or : toujours à l’écoute, un véritable passionné... J’en fait trop ? Peut-être mais, attendez, j’ai quand même envie d’être embauché !

Clermont

ClermontIcon Sport

Je vous raconte ma vie mais j’en oublie de faire ce pourquoi on me paye (pas beaucoup quand même, faut pas abuser). Du coup, on va parler un peu rugby. Ça tombe bien je suis Clermontois. Là vous vous dites "ah oui…le gars est un looser". Mais figurez-vous que moi j’ai décidé d’assumer ce 49-0 infligé par Toulon, dimanche... Vous m’imaginez dire : "Oui… Bah… Euh… de toute façon on est champions de France en titre" ? Non, je ressemblerais alors trop aux supporters Marseillais qui se remettent de leur 3-2 contre Lyon en ressassant la Ligue des Champions en 93.

Cette parenthèse football refermée vient le moment de rouvrir le cas "Clermont". Oui parce que des fessées comme celle-ci, ma mère n’osait pas me les mettre ! Et encore, "Toulon a été gentil" confiait Morgan Parra… Qu’est-ce que c’est quand ils sont méchants ! Bon, si encore ce 49-0 n’était que le score, mais "49" correspond aussi au nombre de plaquages ratés par les Clermontois ce week-end. Non, mais vous vous rendez compte 49 plaquages ratés !!! C’est autant que le nombre de râteaux que je prends en soirée…

Morgan Parra - Clermont

Morgan Parra - ClermontIcon Sport

Assez tapé sur les Auvergnats, j’ai des racines à défendre. L’ASM aussi d’ailleurs. Ça tombe bien, les joueurs de Franck Azéma jouent à Marcel-Michelin, dimanche, contre le Racing. J’aurais peut-être l’honneur de couvrir ce match, je vais aller négocier... Face aux champions de France 2016, les coéquipiers de Scott Spedding auront l’occasion de faire oublier la branlée du week-end toulonnais.

Scott Spedding - Clermont

Scott Spedding - ClermontIcon Sport

Parlons de Spedding, d’ailleurs. Le Sud-Africain de naissance et joueur pour la sélection française est en pleine tourmente. Il ne bénéficie pas du statut JIFF (Joueurs Issus de la Formation Française) qui lui permettrait de changer de club plus facilement. Le gars est culotté quand même. Demander un statut JIFF pour ensuite rater cinq plaquages sur cinq tentés, c’est osé. C’est un peu comme si après avoir fini cette chronique, je me permettais de demander un CDI au patron. Ah, mon vieux "Scotty", ça sent le costume dimanche !

C’est déjà la fin de cette première chronique. Je sais, vous êtes tristes. Vous en faites pas, on se retrouve la semaine prochaine avec une demi-finale à la clé.

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