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La maladie de Parkinson, le terrible secret de Marc Dal Maso...

La maladie de Parkinson, le terrible secret de Marc Dal Maso...

Le 14/12/2015 à 12:10Mis à jour Le 14/12/2015 à 12:11

L’ancien talonneur du XV de France, Marc Dal Maso, a révélé dans un entretien commun aux journaux La Dépêche du Midi et Midi Olympique qu’il souffrait de la maladie de Parkinson. Des mots forts de la part d’un des techniciens les plus convoités de l’Hexagone.

"Je souffre de la maladie de Parkinson". Ce sont par ces mots, simples mais tellement forts, que Marc Dal Maso a révélé son secret. L’ancien talonneur international (48 ans ; 33 sélections) a livré un témoignage poignant au cours duquel il explique son combat au quotidien depuis le 26 octobre 2012, date à laquelle on lui a diagnostiqué cette maladie dégénérative. "Mais elle a commencé vers 30 ans", appuie Dal Maso, l’un des entraîneurs les plus reconnus et convoités de l’Hexagone qui s’est dévoilé car il sait "qu'il y a des bruits qui courent sur (lui). Alors plutôt que d'entendre les gens dire des conneries, il vaut mieux qu'ils sachent".

" Si j'accepte cette maladie, je suis mort"

Les premiers symptômes, Dal Maso n’y prêta pas forcément attention. Mais petit à petit, il s’est senti "fatigué", a pris "des cachets" avant que sa sœur, Nathalie, secrétaire médicale ne lui conseille de faire un examen. "J’avais des tremblements, certes très légers, mais qui représentaient effectivement les premiers signaux de la maladie. Ma sœur a eu la lucidité et le force de m’en parler. D’évoquer ouvertement avec moi la possibilité que j’ai Parkinson". Octobre 2012, les examens confirment la maladie de Parkinson. "Le pire, c’est que les médecins te disent cela comme si tu étais victime d’un rhume, même si d’une certaine manière cela m’a soulagé parce que je savais ce que j’avais", confie l’ancien Tricolore.

Marc Dal Maso, dans le staff du Japon durant le Mondial

Marc Dal Maso, dans le staff du Japon durant le MondialAFP

Tous les jours, il suit un traitement. Prise de médicaments matin, midi et soir. "La maladie est toujours avec toi, elle évolue avec toi et il faut que tu évolues avec elle". Bien sûr, il a fallu encaisser le choc d’une telle annonce. Mais, comme lorsqu’il était joueur, Marc Dal Maso fait preuve de caractère. D’un gros caractère. "Cette maladie, tu ne peux pas l’accepter. Le problème, c’est qu’il ne faut pas que je l’accepte. Si je l’accepte, je suis mort. C’est pour cela qu’il faut que je sois fort. Pour moi mais aussi pour les autres".

" Je suis parti au Japon pour aller me cacher"

Professionnellement parlant, la maladie ne l’handicape "absolument pas". Mais Dal Maso fait un autre aveu: il a refusé Toulon et le Racing pour aller au Japon et se "cacher". "Le problème, c’est d’aller voir un club qui cherche à m’enrôler et dire j’ai ça ! J’avais très peur de l’aveu, par crainte que l’on puisse dire "il a ça et c’est terminé". Voilà pourquoi j’ai dissimulé le fait que depuis trois ans je vis avec ça".

Présent dans le staff du Japon durant la dernière Coupe du monde, Dal Maso n’en a pas dit un mot au sélectionneur Eddie Jones. "Il ne le sait toujours pas aujourd’hui. Au départ, il m’a pris pour un taré, mais non, je n’ai jamais évoqué le sujet avec lui". Son travail est en tout cas reconnu, les Brave Blossoms réalisant une compétition magnifique avec seulement une défaite, dans le sillage d'une mêlée performante.

Marc Dal Maso lors de France - Galles le 6 mars 1999

Marc Dal Maso lors de France - Galles le 6 mars 1999Icon Sport

" Mon combat est tout autre"

Une question se pose alors: cette maladie est-elle la conséquence des nombreux chocs subis durant sa carrière ? Dal Maso reconnait avoir eu "un seul véritable K-O" et "deux fois au moins des gros "pets"". "Le Docteur m’a dit qu’il ne savait pas comment cela était arrivé. Il y a 5% de génétique mais après il y a plein de choses qui font que tu peux attraper cela".

Mais à demi-mot, il ne balaye pas l’hypothèse des chocs d’un revers de main. "Disons qu’il y a des sports qui aident à avoir des maladies de la sorte. Le rugby en fait partie. [...] C’est peut-être la résultante d’un choc en effet, mais rien de sûr. De plus, je ne veux pas me polluer l’esprit avec ce genre d’interrogation. Mon combat est tout autre..." Poursuivre sa carrière d'entraîneur normalement. Tout simplement...

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