Icon Sport

Mondial U20 - Pas le droit à l’erreur pour les Bleuets

Bleuets : pas le droit à l’erreur

Le 30/05/2018 à 08:52Mis à jour Le 05/06/2018 à 15:12

Les Français vont entamer leur Coupe du monde des moins de 20 ans à domicile ce mercredi soir, contre l'Irlande à Perpignan (21h). Une équipe qu'ils avaient battue il y a quatre mois lors du Tournoi des 6 Nations. Et s'ils veulent nourrir des ambitions dans cette compétition, ils doivent absolument passer ce premier écueil sans encombre.

Ce mercredi soir, l’équipe de France des moins de 20 ans va débuter sa Coupe du monde par un duel face à l’Irlande, à Perpignan. Une édition disputée à domicile (Béziers et Narbonne sont les autres villes hôtes), ce qui ajoute une saveur particulière pour les hommes du sélectionneur Sébastien Piqueronies. "Cela nous a obligés à une certaine anticipation, pour faire en sorte que cette pression soit uniquement positive et qu’elle ne se retourne pas contre nous", nous confiait ce dernier la semaine passée. Car il sait à quel point l’attente est forte autour de ses troupes. La raison ? Elles sortent d’un Tournoi des 6 Nations réussi et remporté, avec quatre succès en cinq rencontres. Forcément, cela a donné des espoirs légitimes, trois mois avant le Mondial… "Le fait d’avoir gagné le Tournoi nous conforte sur notre plan de jeu, assure le demi de mêlée Arthur Coville, nommé capitaine de ce groupe. Nous avons des acquis mais tout n’est pas encore parfait. Désormais, il faut tendre vers l’excellence pour espérer se confronter aux meilleures équipes et aller le plus loin possible."

Coville : "Un faux pas nous élimine à 90 %"

Si le jeune Parisien s’exprime ainsi, c’est aussi parce que le format de la compétition laisse peu de place au joker ou au répit. En clair, dès leur première sortie, les Bleuets n’auront pas le droit à l’erreur. En effet, seuls les leaders des trois différents groupes au terme de la phase de poule, ainsi que le meilleur deuxième, se qualifieront pour les demi-finales. La France devra donc l’emporter pour son entrée en lice, avant de confirmer face à une plus modeste Géorgie dimanche (à Béziers), avant de certainement disputer son billet contre l’Afrique du Sud la semaine prochaine (jeudi 7 juin à Narbonne). Voilà pour le scénario idéal. "On l’a répété, un faux pas nous élimine à 90 % de cette Coupe du monde, martèle Coville. L’équipe a l’expérience de 2017, quand on était à deux doigts de rater les demi-finales sans avoir subi la moindre défaite, seulement en ayant concédé un match nul contre l’Afrique du Sud."

Piqueronies : "Bien gérer cette première semaine"

Mais, pour passer l’écueil, il s’agit aussi de prendre en compte le rythme de la compétition. "Il va falloir bien gérer cette première semaine", avoue Sébastien Piqueronies. Car le deuxième rendez-vous arrivera donc trois jours et demi après le défi irlandais. D’où un besoin de régénération du groupe obligatoire. Il sera ainsi presque impossible pour le staff d’aligner la même équipe sur ces deux rencontres. Un facteur évidemment considéré en amont par Piqueronies : "Nous entrons dans une course à la fraîcheur, dans laquelle il faudra être performants mais également limiter les pépins physiques et assurer les temps de récupération." Car, la Nouvelle-Zélande (six fois vainqueur) et l’Angleterre (trois fois vainqueur), qui sont les nations les plus titrées dans cette compétition et qui s’avancent encore comme les favorites, peuvent témoigner combien cette optimisation de l’effectif est essentielle. Il y a quatre mois, et malgré un trou d’air en cours de match, les Bleuets s’étaient imposés (34-24) face à leurs homologues du Trèfle. Ils seraient bien inspirés de renouveler la performance pour entrevoir des lendemains qui chantent.

Pariez sur le Rugby avec Winamax
1
N
2
Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 0974751313
Contenus sponsorisés
0
0