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Mondial U20 - Hassane Kolingar (France) : "Rien à perdre"

Kolingar : "Rien à perdre"

Le 08/06/2018 à 09:41Mis à jour Le 08/06/2018 à 16:32

Larges vainqueurs de l’Afrique du Sud ce jeudi soir (46-29) et donc leaders de leur groupe, les Bleuets affronteront les Néo-Zélandais, grands favoris de la compétition, en demi-finale mardi. Pour le pilier gauche Hassane Kolingar, lui et ses partenaires ne doivent pas faire de complexes.

Rugbyrama : Quelle est votre réaction après cette victoire ?

Hassane Kolingar : C’était un quart de finale face à l’Afrique du Sud, un match magique. On ne pouvait pas rêver mieux et le but était justement de réussir cette première mi-temps. Elle a été riche et c’est ce qu’on voulait mettre en place depuis le début de la compétition. Après le match contre la Géorgie, l’Afrique du Sud était dans toutes nos têtes et on savait qu’il fallait entamer la rencontre comme cela.

Justement,votre entame a été impressionnante…

H.K. : Il fallait les asphyxier et ne pas les laisser mettre leur jeu en place. Les Sud-Africains peuvent être très dangereux avec un jeu direct, difficile à défendre. L’objectif était de les contrer d’entrée. Cela a été réussi.

South Africa vs France  (France U20)

South Africa vs France (France U20)Midi Olympique

Vous répétiez que vous n’aviez réussi à imposer votre jeu que par intermittence. Êtes-vous cette fois satisfaits, du moins sur la première mi-temps ?

H.K. : Exactement. Pendant le Tournoi des 6 Nations, nous y sommes parvenus, avec un rugby ambitieux. Là, nous étions plus en difficulté sur les deux premiers matchs de cette Coupe du monde. On a retrouvé le jeu qu’on aime pratiquer. C’est beaucoup de jeu debout, dans l’intervalle, des passes avant ou après contact. C’est l’envie du manager, il attend de nous qu’on puisse réaliser ce genre de choses.

A titre personnel, vous êtes sorti blessé à la mi-temps. Comment vous sentez-vous ?

H.K. : Oui, j’ai ressenti une douleur au genou. C’est une petite contusion au ménisque mais, après deux ou trois jours de repos, j’espère que ça ira pour la demi-finale. Ou au moins pour la finale (sourires).

Est-ce particulier d’évoluer à domicile ?

H.K. : Oui, on joue devant notre public, qui pousse fort derrière nous. C’est chez nous et on ne veut faire que des belles choses. Dès qu’on entend La Marseillaise au début, c’est énorme... Moi qui ai fait la Coupe du monde en Géorgie l’année dernière, cela n’avait rien à voir. Quand on fait le tour du stade à la fin, c’est spécial. On a encore des frissons. C’est fort en émotions.

South Africa vs France  (France U20)

South Africa vs France (France U20)Midi Olympique

L’an passé, vous vous étiez inclinés en demi-finale contre la Nouvelle-Zélande. Vous allez retrouver cette même nation à ce stade de la compétition. Est-ce une sorte de revanche ?

H.K. : C’est un petite revanche mais c’est une autre année, une autre génération Il faut juste le voir comme un match de rugby. C’est une demi-finale mais pas besoin de se dire que c’est la Nouvelle-Zélande. Il faut se répéter que ça va passer. Nous avons les cartes en mains.

Mais c’est quand même la meilleure équipe du monde depuis dix ans chez les moins des 20 ans. Comment l’aborder ?

H.K. : Nous sommes les outsiders, donc nous n’avons rien à perdre. Cette équipe sera prête à nous défier mais on aura l’envie de la faire tomber.

Quand on est dans le dernier carré, quel est l’objectif ?

H.K. : C’est d’aller au bout, d’être champion du monde. Mais on ne va pas griller les étapes et si on aborde les deux derniers matchs comme il le faut, ça peut le faire. Il faut y croire. C’est la fin de notre aventure commune, notre génération touche à sa fin et elle doit s’accrocher pour terminer sur une finale.

A-t-elle les moyens d’être championne du monde ?

H.K. : Bien sûr, nous avons les moyens de remporter cette compétition. C’est à nous d’y parvenir car le staff fera tout pour nous aider.

Ce Mondial est-il aussi une occasion de se montrer en vue de la suite ?

H.K. : Oui, mais c’est encore un rêve de gamin. Je suis encore jeune et je me dis qu’avant de faire le grand pas au-dessus, c’est la dernière chance de réaliser nos ambitions chez les jeunes. Cela peut devenir un énorme souvenir avant de basculer dans le rugby vraiment professionnel.

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