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Sevens - Singapour: Cet exploit des Bleus du 7 face aux All Blacks fera date !

Cet exploit des Bleus face aux All Blacks fera date !

Le 16/04/2016 à 15:03Mis à jour Le 16/04/2016 à 15:05

SEVENS - Si l'équipe de France de 7 avait déjà battu la Nouvelle-Zélande à deux reprises, les membres actuels du groupe n'avaient connu que des défaites (51 au total). Onze ans après, Julien Candelon et sa bande ont réussi un exploit attendu en cette année de Jeux olympiques. Une belle victoire (24-0) confirmée par une deuxième qualification en Cup cette année. Enfin. Alors, vivement dimanche !

Cette fois, pas une once de frustration. Tous ceux qui avaient réglé leur réveil à 4h30 ont même probablement plutôt réveillé leur conjoint(e), leur famille ou leur(s) colocataires de cris de joie ce matin. Parce que les Bleus du VII nous ont régalé ce samedi, une semaine après nous avoir laissé (une nouvelle fois) sur notre faim à Hong Kong. Dès 4h44 (10h44 à Singapour), les hommes de Frédéric Pomarel ont réalisé une performance de taille en s'offrant la Nouvelle-Zélande. Le tout en soignant presque le goal-average (24-0). Quel luxe !

La dernière victoire des Bleus sur les Blacks, c'était en 2005

Et si l'on est en mesure de parler d'exploit, c'est que niveau statistiques, les Tricolores étaient loin, très loin de leurs adversaires. Au petit jeu des confrontations, les Kiwis menaient ainsi 51 à 2 avant ce huitième tournoi de la saison. Ce sera donc désormais 51 à 3. Mieux, la dernière victoire des Bleus du VII face à leurs homologues all blacks remontait ainsi à 2005. C'était... au stade Charléty à Paris alors que le précédente, elle, datait de 2004, déjà à Singapour. Souvenirs, souvenirs.

Pour l'ensemble des membres du groupe actuel en contrat avec la FFR, battre la mythique Nouvelle-Zélande était donc du jamais fait ! "Première victoire de ma vie face aux All Blacks", souligne sobrement Julien Candelon, focalisé sur la deuxième journée de tournoi. Son coéquipier Manoël Dall'Igna est un peu plus disert. "Ça fait bizarre, même à 30 secondes de la fin à 24-0, tu as peur qu'ils reviennent... (sourire). Mais au coup de sifflet final, wahou !"

"C'est presque déstabilisant" pour Dall'Igna

Rentré sur la fin pour préserver sa cheville, le talonneur complète: "Neuf ans que je joue à 7 et première victoire contre eux, c'est presque déstabilisant au fond..." Certes, les rabats-joies diront que les All Blacks avaient cinq absents dont les costauds Tim Mikkelson, Sam Dickson, ou encore leur capitaine DJ Forbes. Mais la France aussi était privée de plusieurs cadres, dont son animateur Terry Bouhraoua, son centre Steeve Barry et son régulateur en défense Manoël Dall'Igna, sur le banc au coup d'envoi, donc.

Jérémy Aicardi face à la Nouvelle-Zélande

Jérémy Aicardi face à la Nouvelle-ZélandeAFP

Le positif, c'est que derrière eux, Stephen Parez a donné le tempo, Jérémy Aicardi s'est offensivement régalé aux côtés de Virimi Vaktawa, alors que Jonathan Laugel et Pierre-Gilles Lakafia ont plus que montré l'exemple dans le combat. Mieux que tenir la baraque, donc. Et si cette victoire contre les All Blacks fera date, c'est qu'elle n'est pas isolée. Ce samedi, les Français ont validé par les résultats leurs progrès affichés récemment, en remportant leurs trois matches de poule. Les voilà enfin de retour en Cup !

3 victoires au total, avec Etats-Unis et Canada

"Même si c'était une équipe affaiblie, on a su éviter le piège dans lequel nous étions tombés la semaine dernière", reprend Jonathan Laugel, également très content. "D'autant plus qu'on a validé ça en gagnant ensuite contre les Etats-Unis et le Canada". S'ils se sont fait peur en deuxième mi-temps contre les Américains (19-17) - jusqu'à ce dégagement en touche, en deux fois après la sirène -, les Bleus ont réussi à gérer la pression. Mieux, ils ont ce matin présenté une formidable efficacité, celle qui leur manquait ces derniers temps.

Les retrouvailles bienvenues avec les quarts de finale de Cup se feront donc contre les athlétiques kenyans, dimanche matin (à 7h04). "J'ai hâte d'y être", termine le grand Laugel, en pleine récupération nécessaire. "Pour voir comment on réagit face au Kenya et valider notre bonne entame". De retour dans le premier tableau en deuxième journée au bon moment, à un mois de la prochaine échéance mondiale à Paris, les Bleus veulent plus. "On ne doit pas s'arrêter là, ça serait trop bête", conclut Dall'Igna. "C'est très ouvert en plus !"

En demi-finale, ils pourraient affronter l'Argentine ou les Samoa. Mais d'ici-là, il ne leur faudra rien perdre de leur précision et de leur sérieux.

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