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Le groupe des Bleus du 7 restreint à onze unités à l’issue de la saison

Le groupe des Bleus du 7 restreint à onze unités à l’issue de la saison

Le 06/03/2015 à 21:58Mis à jour Le 06/03/2015 à 22:06

Comme attendu, l'encadrement a annoncé leur avenir aux membres du groupe tricolore du sept, lors d’entretiens individuels menés ce vendredi après-midi. Selon nos informations, onze seront conservés, alors que les sept autres ne verront pas leur contrat prolongé. Des discussions ont déjà été engagées avec des clubs de Top 14 pour les remplacer occasionnellement, à l’aide de la fameuse règle 9.

Les rugbymen français du Sevens sont désormais fixés. Au cours d’entretiens individuels menés par le management tricolore ce vendredi, la direction du projet fédéral a donc été précisée. Au final, selon nos informations, 11 des 18 membres actuels du groupe France seront conservés. Aux côtés de Virimi Vakatawa, Jonathan Laugel, Stephen Parez et Steeve Barry, déjà engagés jusqu’en 2016, Terry Bouhraoua, Julien Candelon, Manoël Dall’Igna, Pierre-Gilles Lakafia, et Vincent Inigo resteront donc dans l’aventure que tous espèrent olympique. Tout comme Jean-Baptiste Mazoué et Jérémy Aicardi (tout juste remis de sa déchirure contractée après sa pubalgie) dont le cas ne sera confirmé que début avril, après les deux prochains tournois. Les sept autres que sont ainsi Vincent Deniau, Jean-Baptiste Gobelet, Bryan Dimeck, Renaud Delmas, Julien Jané, Julien Saubade et Paul Albaladéjo ne verront donc pas leur contrat prolongé et quitteront les Bleus au 30 juin prochain.

Un "accompagnement" promis pour les partants

Tenus dans l’après-midi, ces brefs entretiens - après lesquels les joueurs n’ont pas traîné à Marcoussis - avaient pour objectif principal d’annoncer l’avenir des quatorze Français encore dans l’incertitude. "La promesse faite de les recevoir après Vegas, pour que ceux qui ne sont pas conservés puissent se retourner, a été tenue", commente simplement Frédéric Pomarel. L’avis de l’entraîneur a par ailleurs été pris en compte avant la décision finale de Jean-Claude Skrela et du responsable des ressources humaines de la FFR, Gurvan Kervadec. Parmi ceux qui quitteront Marcoussis fin juin, certains ont fait part de leur souhait de retrouver un club, d’autres de reprendre une formation. "Que ce soit pour les aider à trouver un club ou une formation, et même à la financer, la Fédération les accompagnera", insiste le manager tricolore. Plusieurs Bleus se retrouvent donc sur le marché des transferts, et chercheront vite à revenir au XV, en Pro D2 ou en Top 14, comme Julien Jané pour qui un engagement avec Bayonne est déjà acté.

Jean-Baptiste Gobelet motive les troupes - France 7

Jean-Baptiste Gobelet motive les troupes - France 7Rugbyrama

Ce sont les résultats en dessous des attentes du début de la saison (avec une neuvième place actuelle un peu éloignée de la sixième espérée) qui ont entraîné la décision de faire évoluer le noyau dur du projet olympique de France 7. Dont le niveau, sur les premières étapes, posait même question quant à la qualification à aller chercher au championnat d’Europe, qui se déroulera en juin-juillet 2015. Pour ceux qui en seront, s’il a été évoqué avec certains la durée d’une saison supplémentaire, l’échéance des contrats n’a pas encore été confirmée. Ils ne seront de toute manière paraphés qu’au retour de la tournée asiatique qui se déroulera à Hong Kong puis Tokyo fin mars-début avril. Selon toute vraisemblance, ces contrats devraient aller jusqu’aux Jeux olympiques de Rio 2016. "D’un point de vue personnel, c’est forcément une bonne nouvelle, puisqu’on s’est engagé dans ce projet pour aller aux JO. Mais ce n’est qu’une petite étape. L’objectif qu’on garde en tête, c’est la qualification", reprend Manoël Dall’Igna, un des hommes du système français.

Des renforts occasionnels grâce à la règle 9

Pour accompagner les onze Bleus et remplacer les partants, la fameuse règle 9 du World Rugby (qui autorisera le sélectionneur à appeler des joueurs de clubs pour l’objectif de qualification aux JO, comme le fait habituellement le XV) sera donc utilisée. "En bonne intelligence", nuance néanmoins Jean-Claude Skrela, d’ores-et-déjà en contact avec des formations du Top 14. "C'est-à-dire avec beaucoup d’utilité et de respect, pour ne pas mettre les clubs en difficultés, ainsi que nous l’avons toujours fait jusqu’à présent. Mais au lieu d’un renfort, il y en aura peut-être trois ou quatre". Une liste élargie de joueurs ciblés existe depuis un moment déjà. Les échanges devraient désormais s’accentuer dans les jours à venir, pour déboucher sur les premières concrétisations. "Ce qui est très important pour nous, c’est la qualification européenne dès Moscou puis Lyon début juin, et tout cela va très vite arriver", justifie Skrela. La porte à un recrutement à plein temps n’est pas ailleurs pas fermée.

Au quotidien sur les terrains de Marcoussis dès le mois de juillet, les onze Français restants s’entraîneront donc avec des renforts temporaires, ainsi que des membres de France développement et du pôle, d’autant que certains jeunes, dès la rentrée, figureront sur une liste Espoirs de joueurs au "potentiel olympique" pour les Jeux suivants. Reste maintenant pour l’ensemble des 18 membres du groupe - dont l’issue ne sera pas la même à la fin de la saison - de poursuivre sur la lancée des bons tournois de Wellington puis Las Vegas en février, malgré le contexte L’entraîneur tricolore ne veut pas douter de l’implication de ses garçons : "Tous sont sous contrat au moins jusqu’à fin juin, et donneront le meilleur d’eux-mêmes, j’en suis sûr, pour aider le 7 et l’équipe de France dans ses objectifs". Ce qu’il devront montrer dès samedi, au Havre, où il s’agira de profiter de l’opportunité offerte par un match de Top 14 dans une confrontation interne de deux fois six minutes pour l’exposition du sept.

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