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World Rugby veut étendre le recours à des consultants pour les commotions

World Rugby veut étendre le recours à des consultants pour les commotions
Par AFP

Le 14/07/2021 à 09:19Mis à jour

INTERNATIONAL - World Rugby a annoncé mercredi l'extension du recours à des consultants extérieurs aux équipes en matière de commotion cérébrale qui deviendra "obligatoire" dans plusieurs cas dont celui du retour au terrain dans les dix jours suivant la blessure.

L'instance du rugby mondial explique dans un communiqué avoir utilisé des "consultants indépendants en commotion cérébrale" (ICC) lors des Coupes du monde 2015 et 2019. A compter du 1er août, les médecins des équipes devront obligatoirement solliciter l'un de ces experts dans plusieurs cas de figure.

Outre celui de la reprise dans un délai de dix jours, ils seront aussi saisis pour les joueurs ayant déjà subi une commotion "au cours des trois derniers mois", ceux déjà victimes de "deux commotions cérébrales ou plus au cours des 12 derniers mois" et ceux ayant contracté cinq blessures de ce type "ou plus depuis qu'ils ont débuté le rugby".

"Notre engagement à étendre cette initiative à l'ensemble du rugby d'élite (...) est un grand pas en avant pour le bien-être des joueurs. Il reconnaît et soutient totalement la nécessité de garantir une approche individualisée basée sur le risque", se félicite Eanna Falvey, responsable médical de World Rugby.

L'instance a établi une liste d'une dizaine de consultants à laquelle "les fédérations peuvent également proposer des ajouts". Parmi ces personnes figurent Philippe Decq, neurochirurgien à l'hôpital Beaujon et expert depuis plusieurs années de la Fédération française (FFR) et de la Ligue nationale de rugby (LNR). La question des chocs et blessures à la tête, que ce soit au rugby ou même dans le football, est de plus en plus discutée, notamment pour ce qui est des risques de maladies ou de troubles à long terme.

Début décembre, un groupe d'anciens professionnels de rugby, dont le talonneur et champion du monde 2003 Steve Thompson, avait annoncé son intention de demander des dédommagements à World Rugby et aux fédérations anglaise et galloise, après que des troubles neurologiques leur ont été diagnostiqués. Ces anciens joueurs estiment que les nombreux chocs à l'entraînement et en match auxquels ils ont été soumis, ainsi qu'une gestion trop laxiste des commotions cérébrales, sont à l'origine de leurs troubles et une plainte collective est envisagée.

Plus récemment, le cas de l'Anglais Luke Cowan-Dickie a alimenté la polémique. Le talonneur d'Exeter avait rejoué avec les Lions britanniques et irlandais le 3 juillet, une semaine après avoir reçu un choc à la tête en finale du Championnat d'Angleterre qui l'avait laissé inconscient pendant plusieurs secondes.

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