Midi Olympique

Weepu - Carter, votre charnière préférée !

Weepu - Carter, votre charnière préférée !
Par Rugbyrama

Le 30/04/2020 à 19:00Mis à jour Le 30/04/2020 à 19:12

Après quinze jours d’une lutte acharnée et des milliers de vote afin de déterminer votre plus belle charnière internationale, depuis le début de l’ère Coupe du monde, ce sont Piri Weepu et Dan Carter que vous avez désigné comme votre charnière préférée, après un succès final aux dépens de leurs compatriotes Aaron Smith et Beauden Barrett. Retour sur l’histoire de cette superbe paire.

Un parcours semé d’embûches. Pour arriver jusqu’à cette victoire, les deux Néo-Zélandais ont dû se confronter au gratin des charnières internationales. Et leur aventure a bien failli s’arrêter dès leur entrée en lice, en huitième de finale, face aux Français Fabien Galthié et Christophe Lamaison. Le principal fait d’arme de la paire Bleue étant une superbe Coupe du monde 1999, achevée par une défaite en finale. En fin de compte, Weepu et Carter ont franchi ce tour avec 53% de voix recueillies. En quart, la donne s’est avérée tout autre, avec une victoire acquise haut la main contre Conor Murray et Jonny Sexton, malgré le fait que cette charnière présente plus d’associations en sélection nationale. Pour autant, elle n’a pas connu autant de succès, en comparaison avec celle formée par les deux Blacks.

C’est finalement en demie, contre les deux légendes australiennes George Gregan et Stephen Larkham que la perspective d’une élimination pour les deux Kiwis était la plus envisageable, tant la paire Wallabies présentait toutes les caractéristiques pour aller au bout : longévité, constance et succès. D’une génération plus lointaine, leurs exploits se sont sûrement estompés au fil du temps, ce qui a permis à Piri Weepu et Dan Carter d’atteindre la finale, avant donc de la remporter dans un match 100% All Black.

Mais il ne faut pas se tromper, si vous avez élu Piri Weepu et Dan Carter, c’est que les deux ont représenté à la fin des années 2000 la charnière de référence redoutée à travers le monde.

La pugnacité couplée à l’élégance

Weepu et Carter, c’est avant tout une complémentarité hors pair. Dans deux registres opposés, ils ont prouvé que lorsqu’ils étaient associés, leur efficacité était déconcertante.

Si les qualités premières du demi de mêlée sont sa puissance et son agressivité, il ne faut pas se fier à son gabarit (1m 78, 92 kg) pour définir son jeu. Puisque si ses mensurations laissent penser qu’il a le profil type du "neuvième avant", sa technique, ses passes millimétrées et sa capacité d’éjecter rapidement les ballons pour donner du dynamisme au jeu montrent tout le contraire. Ce sont d’ailleurs ces qualités qui lui ont permis d’évoluer, lorsque le besoin s’en est fait ressentir, au poste de demi d’ouverture, tout en prenant la responsabilité des tirs au but, exercice dans lequel il était d’une agilité épatante.

Piri Weepu dirige le haka des All Blacks face au XV de France - 2011

Piri Weepu dirige le haka des All Blacks face au XV de France - 2011Icon Sport

Un homme à tout faire. Lors de la Coupe du monde 2011, par exemple, suite à l’avalanche de blessés à ce poste (Carter ou Slade notamment) il a été aligné en 10 pour palier à ces déboires. Mais Weepu, c’était aussi un leader charismatique, menant le haka lorsqu’il était sélectionné, avec une capacité à ne rien lâcher sur le terrain en menant ses "gros" d’une main de maître. Ces aptitudes et compétences ont permis, le temps de leur association, à Carter d’évoluer dans un confort rare dans le rugby.

Pour bonifier le travail du 9 Black, c’est un demi d’ouverture possédant un talent unique, que certains désignent comme le meilleur joueur de l’histoire à son poste (le choix se portant souvent sur lui ou sur l’Anglais Jonny Wilkinson), qui fait la paire, en la personne de Dan Carter. Une classe inégalable, une vision du jeu indéniable et enfin un jeu au pied d’une précision extrême, le légendaire joueur des Crusaders aura marqué toute une époque grâce à son jeu complet. Pour preuve, il est élu trois fois meilleur joueur de l’année par l’IRB en 2005, 2012 et 2015. 10 ans d’une domination sans partage à son poste.

Leurs qualités respectives auront mené le pays au long nuage blanc vers un nouvel âge d’or du rugby néo-zélandais…

Un glorieux palmarès de 2005 à 2013

Les échecs ? Les deux hommes ne les connaissent que très peu sous le maillot de la fougère argentée et en 8 ans de collaboration avec les Black, ils ont pu se forger un palmarès conséquent, à en faire pâlir les plus envieux.

Avec la possibilité de le remplir pas le biais, seulement, de deux compétitions : le Tri-nations (puis Rugby Championship, suite à l’intégration de l’Argentine) et la Coupe du monde, leur marge de manoeuvre pour atteindre les sommets était mince, mais la qualité de la génération néo-zélandaise de l’époque aura permis aux deux métronomes de l’équipe de remporter moult succès. À commencer par ceux glanés contre les Nations de l’hémisphère sud. En 8 Tournois, réunissant l’Australie, l’Afrique du Sud, la Nouvelle-Zélande et donc l’Argentine en 2012, ils en remportent 6 pour deux secondes place.

Dan Carter soulevant la Coupe du monde

Dan Carter soulevant la Coupe du mondeAFP

En Coupe du monde, si l’on se souvient du sacre en 2011 où Weepu fera office de facteur X mais où Carter, quant à lui, sera blessé dès la phase de poules, lui privant ainsi le droit de vivre de plus près cet accomplissement ultime, il est important de signaler qu’en 2007 Piri Weepu n’a pas été convoqué lors du Mondial français, Graham Henry remettant en cause sa discipline, et ce tournoi s'acheva dès les quarts pour les Blacks. Preuve ultime que durant cette période, la sélection ne pouvait se passer de cette charnière, qui est désormais officiellement votre préférée.

Par Thibaud Gouazé

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