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L'ancien capitaine anglais Hartley ne regrette pas Eddie Jones

L'ancien capitaine anglais Hartley ne regrette pas Eddie Jones
Par AFP

Le 15/08/2020 à 17:03Mis à jour Le 15/08/2020 à 17:07

INTERNATIONAL - L'ancien capitaine de l'équipe anglaise de rugby, Dylan Hartley, a dressé un portrait peu flatteur du sélectionneur Eddie Jones, décrit comme tyrannique, sans coeur et qui l'aurait traité "comme un bout de viande", dans un entretien au Daily Telegraph, samedi.

"J'en avais assez d'être commandé par Eddie", a confié l'ancien talonneur de 34 ans au journal, critiquant notamment la façon dont l'Australien lui avait annoncé sa non-sélection pour la dernière Coupe du Monde au Japon. "Tu es foutu, mec", lui aurait simplement lancé le sélectionneur au téléphone alors que le Néo-Zélandais de naissance essayait de revenir d'une blessure au genou.

"Même en comparaison des textos qu'il vous envoyait à 6 heures du matin pendant qu'il faisait son footing sur son tapis roulant, qui vous faisaient serrer les fesses et vous nouaient les tripes, ce coup de fil était brutal", a-t-il expliqué. "Il mettait de facto fin à ma carrière internationale en trois mots", a poursuivi l'ancien joueur de Northampton, qui a dit s'être senti "comme un bout de viande jeté à la poubelle parce que la date limite de consommation était passée".

Et s'entraîner sous ses ordres ne valait guère mieux. "Jouer pour l'Angleterre, c'était un peu comme participer à l'un de ces marathons de danse cruel pendant la Grande Dépression, où des couples modestes dansaient jusqu'à l'épuisement", a-t-il avancé. Le joueur a expliqué qu'il n'avait jamais laissé sa famille venir à l'entraînement, car cela aurait ressemblé à "une visite en prison".

Hartley avait pourtant été le premier capitaine désigné par Jones après son arrivée sur le banc de l'Angleterre, après le fiasco du Mondial 2015. Lors de ses 97 sélections, Hartley a mené l'Angleterre au Grand Chelem en 2016, à trois victoires en Australie en tournée la même année et à une nouvelle victoire dans les Six nations en 2017, même si l'Irlande les a privés d'un second Grand Chelem consécutif au dernier match.

Loin d'être un ange lui-même, Hartley a tout de même reconnu ce qu'il doit à Jones, qu'il qualifie de meilleur entraîneur qu'il ait jamais eu. "Il n'a pas relancé ma carrière. Il m'a offert une carrière. Avant lui, j'avais une carrière merdique", a expliqué le première ligne qui a connu sa première cape en 2008.

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