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International - Gonzalo Quesada : "Ça n'a pas été un choix facile"

Quesada : "Ça n'a pas été un choix facile"
Par Rugbyrama

Le 10/08/2018 à 08:34Mis à jour Le 10/08/2018 à 09:09

INTERNATIONAL - Depuis mercredi, Gonzalo Quesada, ancien directeur sportif du Stade français et du Biarritz Olympique, est officiellement le manager des Jaguares et l'adjoint de Mario Ledesma dans le staff des Pumas. Pour Rugbyrama, il a accepté d'expliquer les raisons de son choix.

Rugbyrama : Qu'est ce qui a motivé votre choix de rejoindre les Jaguares et les Pumas ?

Gonzalo Quesada : Pour moi, c'était le bon moment pour rentrer en Argentine, le bon moment pour vivre cette expérience. Mais ça n'a pas été un choix facile. J'ai quitté l'Argentine il y a presque dix-neuf ans. J'ai vécu des expériences extraordinaires en France. La France fait partie de moi, j'ai passé plus de temps de ma vie d'adulte en France qu'en Argentine. Je ne remercierais jamais assez tout ce que la France et le rugby français ont fait pour moi.

Est-ce le choix du cœur ?

G.Q : La partie affective, les challenges ont toujours guidé mes choix, plus que l'argent. J'avais d'autres contacts en France, bien plus intéressant financièrement. Si j'avais voulu prendre une équipe pour gagner des titres, je n'aurai pas choisi les Jaguares. Mais le défi de faire progresser ces joueurs me plaît. C'est vraiment le choix du cœur. L'Argentine m'a formé en tant qu'homme et joueur de rugby. La France m'a formé en tant que coach. J'ai envie d'aider mon pays, qui est dans un moment difficile, à rebondir.

Quelles seront vos prérogatives exactement ?

G.Q : Mon contrat est principalement avec les Jaguares. Les résultats de cette équipe sont vitaux pour la fédération argentine. La Sanzar donne aux Jaguares des moyens, certes limité mais important à l'échelle de l'Argentine, de développer cette équipe. J'ai envie de rendre cette équipe très compétitive. C'est un poste de prestige en Argentine. En parallèle, Mario (lesdesma), m'a demandé de l'accompagner sur les Pumas. Je serai donc à plein temps avec les Pumas. C'est un peu la folie car ce sera beaucoup de travail. Jusqu'à la coupe du monde, ce sera comme ainsi. Après la Coupe du monde, on tranchera pour savoir si je reste uniquement avec les Pumas ou uniquement avec les Jaguares.

Quels seront vos objectifs ?

G.Q : Les objectifs des Jaguares sont clairs. On a moins de qualité que nos adversaires, moins de moyen, moins d'infrastructure, moins de vivier, mais l'objectif est de développer un maximum de joueurs afin de leur permettre d'accéder à l'équipe nationale. La partie développement est vraiment très intéressante. La qualification pour les phases finales est un objectif très élevé, mais il a été atteint cette dernière saison. Aller plus loin peut apparaître comme une utopie, mais c'est un challenge excitant. On va perdre quelques joueurs comme Nicolas Sanchez (qui rejoindra le Stade français en décembre), à nous de trouver les solutions pour garder le même niveau de performance.

Nicolas Sanchez des Jaguares

Nicolas Sanchez des JaguaresIcon Sport

Et avec les Pumas ?

G.Q : L'objectif avec les Pumas sera de revenir sur des processus de travail qui permettront à cette équipe de retrouver son identité. Et évidemment de bien préparer le prochain Mondial au Japon. Ce ne sera pas simple car l'équipe vit des moments difficiles. Mais là encore, le challenge est excitant.

Auriez-vous pu rester en France ?

G.Q : Quand j'ai décidé de quitter Biarritz, je ne savais encore que je rejoindrai l'Argentine. Les premiers vrais contacts avec la fédération sont intervenus une semaine après mon départ de Biarritz. J'ai été très heureux en France, c'est un pays que j'aime profondément. Le choix a été difficile car je dois beaucoup au rugby français. Si ce challenge avait nécessité un départ définitif de la France, je n'aurai pas accepté. Mais j'ai envie de découvrir le Super Rugby, de continuer à grandir en tant que coach. Cette expérience sera forcément enrichissante. Je ne sais pas combien de temps durera mon aventure, mais je suis convaincu que je reviendrai vivre en France un jour ou l'autre.

Quel est désormais votre programme ?

G.Q : D'abord, je dois constituer mon staff pour les Jaguares. Ce sera un staff limité avec deux entraîneurs, deux kinés, deux préparateurs physiques, un analyste vidéo et un manager. Ensuite, je pars samedi en Afrique du Sud avec les Pumas pour le premier match du Four Nations.

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