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"Un test grandeur nature"

Picamoles: "Un test grandeur nature"
Par Rugbyrama

Le 11/11/2009 à 08:58Mis à jour

Face à l’Afrique du Sud, Louis Picamoles va être dans la continuité de ce qu’il fait actuellement à Toulouse puisqu’il va permuter avec Imanol Harinordoquy entre le centre de la troisième ligne et le poste de flanker. Cela n’effraye pas l’ancien Montpelliérain qui s’attend à un vrai défi physique.

Vous allez affronter l’Afrique du Sud et donc certainement le meilleur paquet d’avants du monde à l’heure actuelle. Qu’est-ce que cela représente à vos yeux ?

Louis PICAMOLES : Cela va être un véritable test. Quand on joue devant, affronter l’Afrique du Sud, c’est même un test grandeur nature. En effet, les Springboks sont une référence en matière de combat, dans les domaines de la conquête ou du jeu au sol. Ce sera une bonne expérience pour moi. C’est l’occasion de me jauger, de savoir où j’en suis sur le plan personnel et si je suis capable de répondre présent face au défi physique imposé par les Boks.

Mais se prépare-t-on différemment quand on va disputer un match face à un pack réputé aussi fort ?

 L. P. : Non, je ne le prépare pas d’une manière différente. Je le répète, je vois cette rencontre avant tout comme un test. Les Sud-Africains jouent serrés et sont très costauds sur les impacts défensifs et offensifs. Mais moi aussi, j’aime ça. 

Que vous inspire la troisième ligne sud-africaine ?

 L. P. : Je connais mes vis-à-vis puisque j’ai notamment suivi les derniers Tri-Nations. De toute façon, les joueurs qui composent la troisième ligne sud-africaine sont tout simplement des références mondiales à leur poste. Après, il ne faut pas se le cacher, le fait qu’ils soient privés de Spies et Smith, tous deux blessés, n’est pas une mauvaise nouvelle pour nous. Ils font partie des tout meilleurs et ce sont des atouts qui vont leur manquer. En ce qui concerne Heinrich Brüssow, qui s’est révélé ces derniers temps, c’est un vrai poison sur les ballons au sol. Il faudra donc l’empêcher de se nourrir de ces ballons.

Brüssow, donc, et Schalk Burger, les deux troisième ligne aile springboks sont justement connus pour leur efficacité dans les zones de ruck. Avez-vous élaboré un plan pour les contenir ?

 L. P. : Nous n’en avons pas encore parlé. Nous préférons nous concentrer sur nous en fait car nous n’avons pas beaucoup de temps pour nous préparer. L’essentiel pour l’ensemble du groupe est de trouver une certaine cohésion et une grosse solidarité. C’est ce qui va primer contre une équipe aussi bien organisée que l’Afrique du Sud.

Fulgence Ouedraogo a dû déclarer forfait pour ce match. A titre personnel, vous évoluez dans un registre différent du sien. Comment vont se répartir les tâches entre Imanol Harinordoquy et vous ?

 L. P. : Il n’y a vraiment eu de discours individuel. Mais Imanol va plutôt s’occuper de la couverture du terrain alors que moi, je vais davantage coller au ballon et être plus présent dans le premier rideau.

Vous allez donc permuter, comme vous le faites à Toulouse avec Shaun Sowerby ?

 L. P. : Oui, en fait, je vais jouer comme je le fais avec Toulouse actuellement. C’est-à-dire que nous allons permuter sur certaines phases de jeu et que je me retrouverai donc dans un rôle de flanker de temps en temps. Ce sera notamment le cas sur les mêlées offensives puisque c’est Imanol qui sera positionné en numéro 8 sur ces phases. Quand on joue troisième ligne centre, on a pour habitude de toujours être derrière sa mêlée mais ça ne me dérange pas non plus. Cela peut être intéressant. En même temps, cela dépendra également de notre fraîcheur physique. Pour un départ derrière la mêlée, il vaut mieux que ce soit le plus frais qui l’effectue. A nous de beaucoup discuter. La communication sera primordiale et nous avons encore deux entraînements pour peaufiner les automatismes. Mais le fait d’avoir évolué dans ce registre lors des trois derniers matchs en club va m’aider. C’est évidemment un avantage pour moi, surtout que Shaun Sowerby ou Imanol Harinordoquy évoluent dans un registre similaire. Il n’y aura pas de réel changement.

Vous allez aussi évoluer à côté de Thierry Dusautoir, votre partenaire en club. Est-ce un avantage ?

 L. P. : Oui. Cela aide par exemple pour se situer sur les mêlées défensives mais il ne faut pas oublier que nous évoluons avec beaucoup de joueurs différents et dans un système également différent.

 Vous avez signé à Toulouse cette saison. Avez-vous l’impression d’avoir franchi un cap ?

 L. P. : Disons que j’ai moins besoin d’en faire davantage. Je veux dire qu’à Montpellier, je voulais toujours en faire davantage sur le terrain et parfois, on peut se disperser. Là, je ne joue qu’avec des internationaux et mon rôle est plus cadré. Tout va plus vite, tout est plus facile. Du coup, je pense que ça va mieux au niveau du rythme. Après, je crois avoir aussi progressé balle en main. Je joue davantage debout et j’essaye de faire jouer les autres avec notamment des passes derrière le dos des défenseurs.

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