"Mermoz, une évidence"

Ntamack: "Mermoz, une évidence"
Par Rugbyrama

Le 17/06/2009 à 11:45Mis à jour

Emile Ntamack, l'entraîneur des lignes arrières du XV de France, revient sur les changements effectués en vue du deuxième test contre la Nouvelle-Zélande samedi à Wellington, et notamment sur la titularisation de Maxime Mermoz au centre. Il espère voir une équipe plus ambitieuse dans le jeu.

Emile, pourquoi avez-vous procédé à trois changements dans le quinze de départ pour le deuxième test contre les All Blacks ?

Emile Ntamack : Ces choix sont liés à la fraîcheur des joueurs et à la particularité de ce que peuvent aussi nous amener chacun d'eux. Nous avons privilégié une équipe capable de remporter une deuxième victoire contre les Blacks. Ce n'est pas du tout une sanction, les joueurs sont très proches. Certains étaient émoussés, d'autres ont mieux récupéré. Les joueurs ne sont pas sortis par rapport à la qualité de leurs prestations à Dunedin. Au contraire, on aura besoin d'eux très rapidement. C'est aussi important de montrer que le groupe peut avancer avec plusieurs solutions.

Qu'attendez-vous en particulier de Maxime Mermoz ?

Avez-vous tenu compte de la composition des All Blacks, annoncée avec 24 heures d'avance par rapport à la vôtre ?

E.N. : Oui, forcément, on en a pris conscience. Mais cela n'a pas révolutionné nos choix qui étaient déjà presque arrêtés. On en a tenu compte, notamment avec Smith derrière, qui est un joueur un peu plus porté sur l'attaque, plus talentueux dans le mouvement et dans les prises de décisions. Mais on a une équipe capable de s'adapter, de rivaliser, quelle que soit l'équipe que les Blacks nous proposent.

Avec la révélation de la composition de l'équipe, on entre dans le vif du sujet de ce deuxième test...

E.N. : En réalité, non. C'est un peu particulier. Cette semaine, on y est rentré dès la fin du match de Dunedin. Il y a eu un court temps de latence, par rapport à la joie de la victoire. Mais on a remis la pression très tôt, dès le lendemain matin. On ne voulait pas tomber dans une euphorie sous-jacente pendant deux ou trois jours et qui conditionne toute la semaine de travail.

Arias, Beauxis, Fritz et Guirado n'auront pas fait partie des deux premières feuilles de match. Est-ce facile de leur expliquer vos choix ?

E.N. : Non, ce n'est jamais facile. Mais le groupe est ainsi fait... Il faut que les joueurs restent disponibles un maximum dans leurs têtes, au service des copains qui vont se présenter sur la pelouse. Peut-être que la semaine prochaine, ce sera leur tour, sans qu'on ait malgré tout la garantie que ce soit le cas. C'est un groupe fait de joueurs suffisamment mâtures dans la vie de tous les jours pour se respecter. On n'a pour l'instant pas noté de problèmes même si on sent de la déception chez certains.

Vous avez déclaré hier à la presse néo-zélandaise que vous jouerez samedi avec plus de "flair". C'est-à-dire ?

E.N. : Je ne suis pas content d'avoir passé une soirée à déjouer par rapport à ce qu'on avait prévu. A Dunedin, on leur a rendu beaucoup de ballons au pied et on s'est contenté d'avoir une défense en place qui a été une réussite. Mais on s'est privé de jouer des coups alors qu'on a les joueurs pour le faire. J'ai discuté avec les joueurs et j'ai trouvé pas mal de réticences, ils ont été un peu impressionnés par ceux qu'ils avaient en face, au moins sur le caractère et l'historique de cette équipe all black. Et ils ont été muets. Il y a une démythification qui s'est passée pendant le match, mais un peu tard. Là, les ambitions de jeu sont reparties sur ce qu'on avait mis en place, c'est-à-dire l'alternance entre le jeu de pénétration, le jeu au près, le jeu au large, le jeu au pied. J'ai demandé aux joueurs de s'exprimer cette fois comme ils en sont capables.

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