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Les adieux de McGeechan

Les adieux de McGeechan
Par Rugbyrama

Le 29/06/2009 à 10:22Mis à jour

Lynché par la presse, abattu par le coup de pied diabolique de Morne Steyn à la dernière minute du test de Pretoria samedi dernier (28-25), Ian McGeechan, le manager des Lions britanniques et irlandais a annoncé qu'il dirigera en Afrique du Sud la dernière de ses tournées.

Après trente-cinq années d'une love story intense et exclusive, Ian McGeechan (manager de quatre des six dernières tournées) devrait quitter les Lions britanniques et irlandais... Et comment pourrait-il en être autrement ? La sélection n'a plus gagné de test match depuis le 20 juin 2001 en Australie et reste sur un triste bilan de sept défaites de rang. Dans un calendrier international surchargé, l'existence même des Lions britanniques et irlandais, dont la tournée réquisitionne au minimum trente-cinq joueurs durant sept longues semaines est même un rêve, pire, une utopie. Derrière les murs épais de l'International Rugby Board à Dublin, il se murmure ainsi que la tournée de 2013 prévue en Australie pourrait même faire figure de fin de race pour l'un des plus grands mythes du sport contemporain. A moins que, sur le gong, les incroyables bénéfices économiques générés par les "touristes" (près de 150 millions d'euros en 2005 en Nouvelle-Zélande, presque autant cette année en Afrique du Sud) n'aient le dernier mot quant à l'avenir des Lions...

"Le gourou était un escroc"

De fait, les hommes du sorcier écossais McGeechan, dont la réputation est salement écorchée aujourd'hui dans la presse sud-africaine - entre autres ignominies, on relèvera d'ailleurs celles-ci : "le gourou était un escroc" (The Star), "l'Ecossais n'a pas les épaules pour diriger une sélection" (Cape Argus) - ne gagnent plus. Mais très franchement, lorsqu'on s'attarde un peu sur l'incroyable performance des Lions face aux Springboks samedi dernier à Pretoria (défaite 28 à 25), on ne peut que tirer un grand coup de chapeau à une équipe ayant, pour l'heure, six semaines de vie commune à peine. Quel match ! Quel engagement physique ! Quelle réplique formidable aux champions du monde en titre, dont la composition d'équipe est un défi même à l'entendement ! "Je veux que mon successeur comprenne ce que représente les Lions britanniques et irlandais pour les joueurs et le peuple, nous soufflait Ian McGeechan ce matin. Je souhaiterai aussi, pour garantir la survie de ce qui demeure à mes yeux le plus grand événement du rugby mondial avec la coupe du monde, que les clubs et les fédérations lâchent un peu de leste : ils doivent comprendre que leurs joueurs ne voudraient être ailleurs qu'ici, avec nous, sous le maillot des Lions pour défendre plus d'un siècle d'histoire. Quant à moi, je tourne la plus belle page du livre de ma ma vie. Et croyez-moi, c'est un supplice..." On retrouvera néanmoins l'un des coachs les plus titrés d'Europe dès septembre, au chevet des London Scottish, un club avec lequel Ian Mcgeechan continuera d'entretenir sa propre légende...

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