Midi Olympique

"Ce serait un exploit"

Barcella : "Ce serait un exploit"
Par Rugbyrama

Le 09/06/2009 à 19:45Mis à jour

Alors que l'équipe est annoncée mercredi à 10h, les Bleus ne sont pas dénués d'ambitions avant d'ouvrir la tournée face aux Blacks. Après un Tournoi sans relief, l'envie de briller est palpable. Symbole évident: Fabien Barcella. Pour lui, une victoire serait un exploit. Mais il affirme sa confiance.

Avant d'ouvrir une redoutable série de trois tests, le XV de France dégage beaucoup de confiance. Comment l'expliquez-vous ?

Fabien BARCELLA : Je ne sais pas si on peut parler de confiance avant d'affronter les All Blacks. Mais je ressens effectivement beaucoup d'enthousiasme. On a tourné la page après un Tournoi en dents de scie même s'il restera à jamais gravé dans nos mémoires après la correction subie contre l'Angleterre (défaite 34-10). Le fait de devoir se concentrer sur le club a permis d'oublier. Maintenant nous sommes tous concentrés sur cette tournée. C'est aussi plus facile de passer à autre chose parce que le contexte est différent : nous sommes loin de la France.

Etes vous revenu sur vos échecs du Tournoi et notamment cette défaite face à l'Angleterre ?

F.B. : Les entraîneurs l'ont évoqué brièvement. C'est un sale souvenir : on avait pris une correction. Mais il ne faut pas se focaliser là-dessus. On doit se concentrer sur la Nouvelle-Zélande, les affronter avec beaucoup d'enthousiasme, sans se poser trop de questions. Evidemment, ce n'est pas facile : quand les All Blacks évoluent à leur meilleur niveau, il n'y a pas grand chose à faire contre eux. Mais si on gamberge d'entrée, ce sera très compliqué.

Rarement les All Blacks n'ont compté autant de blessés – MacCaw, Sivivatu, Carter... Ce scenario renforce t-il votre confiance ?

F.B. : Non. Quand on connaît la richesse de leur effectif, il n'y a pas trop de souci à se faire pour eux. La preuve : McAlister vient d'être appelé dans le squad.

Selon votre capitaine Thierry Dusautoir, l'enjeu pour le XV de France sera de ne pas se poser en victime face aux All Blacks.

Successeur de Lionel Nallet en tant que capitaine, Thierry Dusautoir se différencie t-il dans ce rôle ?

F.B. : Non. Il est un capitaine exemplaire comme Lionel Nallet. Exemplaire sur le terrain et en dehors. Ce n'est pas difficile de se mettre dans son sillage. Thierry Dusautoir est un capitaine qui aime recader quand c'est necessaire, qui prend la parole quand il le faut. Et surtout qui s'impose sur le terrain.

Physiquement êtes-vous prêts à rivaliser ?

F.B. : Cela fait un an que tous les joueurs sont sur le pont. Il faut aller au bout de cette tournée, on profitera du temps libre après. Il faut s'accrocher, serrer les dents : ce sont tout de même des matchs extraordinaires à jouer.

Croyez-vous que cette tournée dans l'hémisphère sud puisse marquer la naissance d'une équipe ?

F.B. : Il y a quelque chose à créer. Il y a quinze ans, les Bleus ont gagné deux tests ici. Il y a trentre ans, le XV de France s'imposait pour la première fois en Nouvelle-Zélande. Tous les quinze ans, une équipe française vient gagner ici. Pourquoi pas nous ? Il faut quand même réaliser que les Anglais et les Gallois n'ont jamais triomphé ici. Ce serait un exploit.Mais on a des convictions et confiance en nous.

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