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"Ce mec est une machine"

"Ce mec est une machine"
Par Rugbyrama

Le 28/06/2009 à 14:50Mis à jour

Le capitaine des Springboks John Smit revient sur l'incroyable performance des siens samedi après-midi à Pretoria (28-25). Même s'il conçoit la douleur des Lions, il n'a pas pu s'empêcher d'exploser de joie sur l'ultime coup de pied du buteur des Blue Bulls Morne Steyn, dit "la machine".

Vous venez de remporter la série de tests face aux Lions britanniques et irlandais. Quelle est votre première réaction ?

John Smit.- J'ai quitté Clermont-Ferrand l'an passé parce que je voulais affronter les Lions une fois dans ma vie. Voilà, c'est fait... C'est un bonheur immense pour un Sud-africain. Mais je ne crois pas que nos adversaires méritaient de perdre à Pretoria samedi après-midi (28-25). C'est un peu rude pour eux. Mais pour nous, le job est fait !

Le dernier match de Johannesbourg comptera-t-il pour du beurre ?

J. S.- J'ai cru comprendre que porter le maillot des Lions vous pousse à vous transcender, parce que ce sera peut-être la seule et unique fois que vous aurez ce privilège ! Et vu que c'est à peu près la même chose chez les Springboks, ce match sera tout sauf amical...

Le dernier test de Pretoria a été particulièrement engagé. Vos adversaires ont même confessé n'avoir jamais connu cela par le passé. Qu'en pensez-vous ?

J. S.- Entre le premier test de Durban et celui-ci, il y avait un fossé en termes d'engagement physique, c'est certain. Le match de Pretoria fut vraiment colossal. Les plaquages étaient appuyés, très hauts d'un côté comme de l'autre. J'étais même parfois très content d'être soutien et non porteur du ballon... Vous avez vu le plaquage de Brian O'Driscoll sur Danie Rossouw en deuxième période ? Enorme !

Votre équipe a semblé mettre plus de temps que d'habitude à se mettre en route. Pourquoi ?

J. S.- C'est difficile à expliquer. Ils nous ont vraiment agressés en début de match. Je nous ai trouvés assez apathiques, trop sensibles... J'ai du secouer le cocotier à la mi-temps pour réveiller tout le monde.

Que pensez-vous de la fourchette de votre coéquipier Schalk Burger sur l'ailier irlandais Luke Fitzgerald ?

J. S.- Je préfère revoir les images avant d'en parler. Mais l'arbitre a pris ses responsabilités en sortant Schalk dix minutes.

Qu'avez-vous ressenti sur la pénalité de la gagne de Morne Steyn, à l'ultime seconde de jeu ?

J. S.- J'ai d'abord explosé de joie avant de me dire que le coup était assez rude à encaisser pour les Lions... Au départ, je ne voulais pas regarder le coup de pied de Morne. Mais il a paru si cool, si décontracté que je l'ai suivi de A à Z. Il était dans son jardin du Loftus Versfeld. Il a tapé cette pénalité comme il en tapé des centaines d'autres cette saison avec les Blue Bulls. Ce mec est une machine.

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