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L'antisèche : l'Argentine est taillée pour la Coupe du monde

L'antisèche : l'Argentine est taillée pour la Coupe du monde
Par Rugbyrama

Le 20/07/2019 à 22:37Mis à jour Le 20/07/2019 à 22:51

RUGBY CHAMPIONSHIP - C'était la deuxième rencontre de ce Rugby Championship. L'Argentine recevait une équipe peut être remaniée mais non moins redoutable de Nouvelle-Zélande, avec l’absence des finalistes du Super Rugby, les Crusaders. C'était l'occasion pour les Argentins de réaliser l'exploit et pour les Blacks de préparer l'objectif ultime, le titre Mondial.

Même si l'exploit n'a pas eu lieu, les Argentins peuvent en être sûr, ils ne sont pas inférieur à l'Afrique du Sud ou encore l'Australie.

Le match : des All Blacks fidèles à eux mêmes

Même derrière au score, les Blacks ne sont jamais vraiment en danger tant, sur chaque ballon, les hommes d'Hansen sont capables de faire la différence collectivement et individuellement. Au quart d'heure de jeu et grâce au pied de l'ouvreur Nicolas Sanchez, les Pumas faisaient mieux que rivaliser puisqu'ils étaient devant au score 6-0 avant qu'un essai tout en puissance d'Ngani Laumape vienne remettre de l'ordre dans la maison noire. Le pied de Beauden Barrett, toujours impeccable permet aux siens de rester devant au score. C'est alors que les Argentins mettaient la main sur le ballon pour tenter de créer le décalage mais Sanchez se fait intercepter le ballon par le deuxième ligne Retallick qui s'en va aplatir dans l'en-but. À 9-20 à la mi-temps on pense les Blacks trop loin. Mais c'est sans compter sur la force et le courage des hommes de Ledesma qui vont inscrire un essai par l'intermédiaire de Boffelli qui coiffe Smith sur la ligne. 20-16, le score ne bougera plus jusqu'à la fin du match malgré toute l'abnégation des coéquipiers de Javier Ortega Desio. Si le match aura été moins spectaculaire que le premier il aura sans doute mis tout le monde d'accord sur le niveau des Argentins.

Les meilleurs :

Ngani Laumape, l'autobus : sur chaque ballon ce sont des défenseurs battus malgré l'engagement des Argentins sur les phases défensives. Son essai tout en puissance prouve qu'il est un élément indispensable pour l'équipe, surtout quand celle-ci se retrouve sur les talons. Défensivement très solide, il sera sans aucun doute un joueur de premier plan pour le Rugby Championship et la Coupe du monde.

Julian Montoya, aussi fort que le titulaire : ce n'est pas chose aisée que de remplacer Agustin Creevy au talon, mais Julian Montoya l'a remarquablement fait. La mêlée n'a pas souffert de l'absence du titulaire, tout comme la touche.

Thomas Cubelli, en métronome : la charnière dans son ensemble a su se trouver durant toute la partie malgré une défense black agressive. La vitesse de jeu et d'exécution a mis à mal la défense adverse.

Le fait :

L'exploit était si proche et pourtant, comme à chaque fois ou presque, la Nouvelle-Zélande triomphe. Mais tout aurait pu basculer dans l'autre sens. On joue la fin de la première période et comme depuis le début de la partie, l'Argentine n’hésite pas à relancer depuis son camp. De la folie, peut être, de la fougue et de l'envie surement. Peut-être un peu trop, les enchaînement se font très proches de la défense, un peu trop. Le deuxième ligne Black décide de couper la trajectoire d'une passe de Sanchez à destination de son ailier. Bonne anticipation puisqu’il termine dans l'en-but pour donner un avantage de 11 points à son équipe. Un avantage qui ne sera jamais comblé par l'Argentine qui a bien failli passer devant suite à un essai refusé pour un pied en touche de De la Fuente à quelque centimètres de l'en but.

Les tweets :

"L'Argentine est au même niveau que l'Afrique du Sud et l'Australie. 16-20 face à ce qui continue d'être la meilleure équipe du monde."

La stat' :

Si au début du match, la possession était en faveur des Blacks, à la fin du match c'était complètement différent. La Nouvelle-Zélande subit, manque de se faire dépasser au score et doit faire le dos rond pendant plusieurs minutes. Au point de voir une chose rare, des Néo-Zélandais dominés dans la possession et sur leur moitié de terrain.

Possession en fin de match : 58/42

Possession territoriale : 59-41

La question :

Rapide, incisive, avec des individualités, collectivement solide, l'Argentine, bien qu'elle jouait contre une équipe "bis" a joué contre ce qui ce faisait de mieux. Obligeant même la meilleure équipe du monde à resserrer les rangs en fin de rencontre et de ne plus tenter de grandes envolées. À la demi-heure de jeu, la Nouvelle-Zélande mène d'un seul petit point avec une possession de balle de 61%. Ces derniers se heurtent à une défense solide et n'arrivent pas à casser le rideau défensif, au point de s'en remettre à une erreur adverse pour scorer.

L'Argentine a-t-elle comblé son retard sur les nations comme l'Afrique du Sud et l'Australie ?

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Par Dylan Munoz

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