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Il joue gros : James O’Connor, la rédemption

Il joue gros : James O’Connor, la rédemption
Par Rugbyrama

Le 18/07/2019 à 17:39

RUGBY CHAMPIONSHIP - Libéré par Sale début juillet, James O’Connor vient de parapher un contrat de deux ans et demi le liant à la Fédération Australienne de rugby. Un retour sur ses terres guidé par l’ambition d’une deuxième participation en Coupe du Monde.

La carrière internationale de James O’Connor a bien failli s’arrêter, au matin du 3 octobre 2014. Un comportement hors du terrain jugé inacceptable par sa fédération, suivi d’une rupture immédiate du contrat qui le lie à sa sélection. Voilà pour les faits. Un au revoir plus qu’un adieu, pour un homme qui traine aujourd’hui encore l’encombrante réputation d’un joueur ingérable, aussi prompt à se faire remarquer sur le terrain judiciaire que sur celui de rugby. Exilé en Europe depuis cinq ans, l’ex toulonnais cherche la rédemption, avec l’espoir de porter à nouveau les couleurs vert et or de sa nation.

Pour ce faire, il devra impérativement briller au Rugby Championship, véritable répétition générale avant le mondial nippon. Un tournoi qui donne surtout aux outsiders une dernière chance de gagner sur le terrain leurs galons de titulaire. Appelé par son sélectionneur pour disputer la compétition, James O’Connor voit ainsi se présenter l’opportunité de rebattre les cartes d’une formation océanique en deçà de son niveau habituel. Avec neuf défaites sur leurs treize derniers matchs, l’Australie accuse un retard certain sur les grandes nations mondiales : l’Irlande, la Nouvelle-Zélande, l’Argentine, l’Afrique du Sud, le Pays de Galles et l’Angleterre, toutes se sont imposées face aux hommes de Mickael Cheika.

Four Nations - Michael Cheika (Entraineur de l'Australie) contre la Nouvelle-Zélande

Four Nations - Michael Cheika (Entraineur de l'Australie) contre la Nouvelle-ZélandeIcon Sport

Et si la défaite entraine inévitablement son lot de questions, elle permet également de tirer quelques enseignements : le 2 novembre à Yokohama, l’Australie n’est pas favorite pour succéder aux All-Blacks. Indigne, pour un pays qui s’est par deux fois assis sur le toit du monde. Et l’adage est connu, le malheur des uns fait le bonheur des autres. Cette série en dent de scie pourrait donc inciter Michael Cheika à opérer quelques changements au sein du squad, et ce dès samedi face à l’Afrique du Sud, en ouverture du rugby Championship.

La hiérarchie du XV ne demande ainsi qu’à être bousculée, et le revanchard James O’Connor pourrait en profiter : "Je suis maintenant prêt à me faire pardonner pour mes actes passés", a récemment déclaré l’intéressé dans la presse. Nul doute que le natif des Queensland aura à cœur de saisir cette nouvelle chance qui lui est donnée. Rapide, puissant, buteur régulier et redoutable franchiseur, "Rabbit" dynamise le jeu et dynamite les défenses. D’indéniables qualités dont l’Australie ne peut se passer, elle qui reste la plus mauvaise attaque du dernier Rugby Championship. Suffisant pour que James O’Connor prétende à une place de titulaire ? Possible.

James O'Connor - Australie Lions britanniques et irlandais - 29 juin 2013

James O'Connor - Australie Lions britanniques et irlandais - 29 juin 2013Icon Sport

D’autant que les dernières frasques d’Israel Folau laissent une place vacante à l’arrière. La star des Wallabies, habituel titulaire du poste, s’est récemment illustrée avec un message homophobe publié sur les réseaux sociaux. La sanction est immédiate : le joueur, viré par sa fédération, n’ira pas au mondial. Une aubaine pour l’ancien de Sale, certes plus habitué au rôle de centre en Premiership, mais qui jouit d’une grande polyvalence. James O’Connor jouera donc sa place en Coupe du Monde ces prochaines semaines. A lui de saisir cette chance, qui lui échappe depuis tant d’années.

Baptiste Palacin

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