Icon Sport

Four Nations - Les Blacks prennent leur revanche contre l'Afrique du Sud

Les Blacks prennent leur revanche

Le 06/10/2018 à 19:01Mis à jour Le 07/10/2018 à 13:25

FOUR NATIONS - Menés de 12 points à la 75e, les All Blacks ont inscrit deux essais en fin de match pour l’emporter de deux points (30-32). Les Springboks peuvent s'en mordre les doigts.

Battre une fois les All Blacks constitue déjà un exploit retentissant. Siyamthanda Kolisi, Eben Etzebeth, Faf De Klerk et leurs partenaires sont passés à quelques secondes d’un coup d’éclat encore plus grand, qui n’a été offert qu’à quelques rares élus dans l’histoire du rugby : rééditer pareille performance quatre semaines plus tard. C’était sans compter sur un improbable baroud d’honneur des hommes en noir, méconnaissables ce samedi mais capables d’aller réaliser le braquage parfait à la sirène (30-32). Un succès en forme de revanche donc, après cette défaite concédée sur leur pelouse de Wellington face à ces mêmes Sud-Africains.

Comme un symbole, les deux affrontements entre Blacks et Boks auront connu un scenario similaire : celui d’une équipe outrageusement dominante qui finit par s’incliner. Oui, même si le score à la pause (6-6) pourrait laisser penser le contraire, les hommes de Rassie Erasmus ont littéralement éteint leurs adversaires ce samedi. Les poussant à une inhabituelle discipline, confisquant le ballon, occupant le terrain, cassant 25 plaquages et bataillant comme des morts de faim dans chaque ruck. Oui, tout le monde a cru cette rencontre pliée quand M. Gardner a eu recours au vidéo-arbitrage pour accorder généreusement à Cheslin Kolbe le troisième essai de son équipe, qui portait alors le score à 30-13 à l’heure de jeu. Mais, comme quelques minutes plus tôt après la réalisation de Damian De Allende, les Sud-Africains se sont relâchés. Aaron Smith avait montré la voie, Rieko Ioane l’a imité pour donner l’illusion que son équipe restait en course.

Un coup d’arrêt pour les Boks ?

L’impensable s’est alors produit. Alors que les minutes défilaient et que la délivrance approchait, les Springboks ont fléchi au pire moment. Croyaient-ils déjà ce succès historique dans la poche, où étaient-ils au contraire tétanisés à l’idée d’un tel exploit ? Les All Blacks, déjà assurés de remporter ce Rugby Championship avant le coup d’envoi, ne se sont guère posé de question. Avec leur habituel flegme, ils ont continué à jouer. Et tant pis si la manière n’y était pas. Il ne leur aura fallu que deux touches en bonne position pour sceller l’issue de cette partie. Avec, à chaque fois, un impressionnant travail des avants pour ouvrir le chemin de l’en-but à Scott Barrett (76e) puis à Ardie Savea (80e).

Ces dernières semaines, les Springboks avaient laissé l’impression d’être lancés tel un rouleau compresseur vers le Mondial au Japon, qui débute dans moins d’un an. S’incliner au terme de l’une de leurs prestations les plus abouties pourrait éventuellement marquer un violent coup d’arrêt. A contrario, malgré une performance collective à vite oublier, les All Blacks envoient un nouveau message fort. La meilleure équipe du monde peut être touchée, peut chavirer, mais ne semble pouvoir couler que lorsqu’elle le décide. Ou presque. Comme il y quatre semaines, lorsqu’elle a refusé de tenter le drop de la gagne face à ces Sud-Africains.

Contenus sponsorisés
0
0