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Four Nations - L’énorme coup des Boks !

L’énorme coup des Boks !

Le 15/09/2018 à 11:18Mis à jour Le 15/09/2018 à 12:11

FOUR NATIONS - Les Springboks gagnent en terre néo-zélandaise ! Une première depuis 9 ans. Grâce à 5 essais inscrits, dont 3 en première mi-temps, les Boks remportent un match spectaculaire (34 à 36).

Neuf ans. Neuf longues années qu’ils attendaient une victoire en terres néo-zélandaises. Les Springboks ont réalisé un authentique exploit ce samedi en faisant tomber les All Blacks à Wellington (34-36). Un succès au courage et à l’abnégation. Personne ne croyait en une telle performance avant le match. Encore moins après un quart d’heure de jeu (12-0). Mais les joueurs de Rassie Erasmus ont profité d’une inhabituelle inconstance des hommes en noir pour prendre confiance et exploiter chaque faille avec un réalisme glaçant.

Si ce fait d'armes majuscule des Sud-Africains est à saluer, difficile de ne pas évoquer le match des All Blacks. Ce match qu’il ne doivent jamais perdre. Un coup d’œil aux statistiques ? 75 % de possession, 79 % d’occupation, 33 défenseurs battus contre 10, 633 mètres parcourus balle en main contre 245… Dans ce flot de témoignages d’une écrasante domination, deux données suffisent à expliquer la déroute : les 16 turnovers concédés – la plupart sur des en-avants – et l’improbable 2/6 face aux poteaux de Beauden Barrett, malgré des tentatives dans des positions plutôt aisées pour un buteur de ce calibre. Huit points laissés en route… pour une défaite de deux longueurs à l’arrivée.

Le péché d’orgueil des Blacks, l’héroïsme des Boks

Les hommes de Steve Hansen avaient pourtant fait l’essentiel dès les premières minutes. En inscrivant deux essais rapides par Jordie Barrett et Aaron Smith, ils avaient un peu plus enterré ces Sud-Africains en proie au doute, et dont on disait le sélectionneur sur la sellette. Mais en se relâchant, en jouant ostensiblement avec trop de facilité, ils ont offert le bâton pour se faire battre. Et ont redonné à leurs adversaires les raisons d’y croire. Un peu. Trop. Suffisamment pour que les Boks suivent leur bonne étoile jusqu’au bout. Malgré un faible total de 61 passes en 80 minutes, les Sud-Africains sont ainsi parvenus à inscrire cinq essais en profitant du relâchement néo-zélandais. Et en faisant valoir leurs qualités individuelles, à l’image Aphiwe Dyantyi dont le doublé n’a rien à envier à celui de Rieko Ioane, qui a pourtant éclaboussé la rencontre de sa classe. Mais l’on retiendra bien sûr et surtout la défense opposée par les Sud-Africains, qui ont été privés de ballon durant l’essentiel de la rencontre.

Les 28 plaquages de Pieter-Steph du Toit, en larmes au coup de sifflet final, en témoignent. Les 23 de Franco Mostert aussi. Une résistance de chaque instant qui a atteint de nouveaux sommets d’intensité en infériorité numérique, alors que d’aucuns pensaient que le carton jaune récolté par Willy Le Roux serait finalement fatal à ses partenaires (67e). Comme un symbole, c’est à la fois cette défense héroïque et ce péché d’orgueil néo-zélandais qui ont définitivement scellé le sort de ce match haletant, plusieurs minutes après la sirène. En position de siège devant l’en-but adverse, les All Blacks n’ont jamais envisagé de tenter le drop qui leur aurait offert la victoire. Ils ont au contraire voulu faire étalage de leur force, et se sont heurté jusqu’au bout à ces Springboks qui tiennent peur-être là un succès fondateur.

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