• Annaelle Deshaye et les Bleues lors de leur choc contre l'Angleterre à la Coupe du monde de rugby féminin
    Annaelle Deshaye et les Bleues lors de leur choc contre l'Angleterre à la Coupe du monde de rugby féminin

Malgré une grosse débauche d’énergie, la France chute face à l’Angleterre

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COUPE DU MONDE FÉMININE - Pour son second match de la phase de poule, l’équipe de France a concédé son premier revers du mondial, face à l’Angleterre, 13-7. Une nouvelle fois battues par les Red Roses, les Bleues laissent les Anglaises prendre seules la tête de la poule C.

C’est encore raté ! Comme au mois d’avril, pendant le tournoi des VI Nations, l’équipe de France féminine s'est inclinée face à l’Angleterre. Pour la onzième fois consécutive, les Bleues n’ont pas réussi à trouver la solution contre les Red Roses. Pourtant, la France a fait plus que rivaliser et a posé de sérieux problèmes à son adversaire.

Au Semenoff Stadium, les Bleues réalisaient une entame plutôt intéressante, pendant laquelle elles défendaient bien leur ligne, ne parvenaient pas à scorer, mais répondaient au défi physique imposé par les Red Roses. Mais la grosse débauche d’énergie des filles entraînées par Thomas Darracq laissait des traces. En six minutes, elles perdaient coup sur coup Laure Sansus (12e), touchée au genou gauche sur une action offensive, puis Romane Ménager (18e), sortie KO après un plaquage réalisé à cinq mètres de son en-but.

Globalement, les Bleues passaient la quasi-totalité de cette première période à défendre. Un chiffre pour illustrer la possession anglaise ? À la vingt-cinquième minute du match, les Bleues avaient plaqué à 81 reprises, là où les Anglaises n’avaient réalisé que 14 plaquages. Logiquement, à force d’être sous pression, la France craquait une première fois, lorsque Zoé Harrison croisait avec Emily Scarratt à cinq mètres de l’en-but tricolore (0-7, 25e).

Sur les rares possessions qu’elles avaient, les Françaises se débarrassaient trop rapidement de la balle avec du jeu au pied et, maladroites sous les ballons hauts, ne parvenaient pas à se sortir de la pression mise par les Anglaises. Néanmoins, solidaires et héroïques en défense, elles résistaient bien aux vagues des Red Roses et n’encaissaient que trois points de plus, juste avant la pause, avec une pénalité réussie par Emily Scarratt (0-10, 40e).

Les Anglaises n’ont marqué que trois points en seconde période

Dans une seconde période toute aussi disputée, la France poursuivait ses efforts, mais était toujours autant privée de ballons. À l’heure de jeu, elle ne comptait que 26 % de possession, mais l’Angleterre, sans solution face au rideau hermétique des tricolores, devait s’en remettre à la botte d’Emily Scarratt pour prendre treize points d’avance (0-13, 62e). Ce seront les seuls points inscrits par les Red Roses sur la deuxième mi-temps.

Car en face, malgré du déchet en touche, avec notamment deux lancers importants perdus coup sur coup (59e, 60e), la France faisait plus que rivaliser. Caroline Drouin, en difficulté face aux Anglaises, à l’image de ses trois coups de pied directement en touche (35e, 50e, 68e), relançait complètement les Bleues à l’heure de jeu. Elle adressait une superbe passe au pied à Joanna Grisez, et Gaëlle Hermet, venue au soutien de la joueuse de l’AC Bobigny, marquait le premier essai des Bleues (7-13, 65e).

Revenues à moins de sept points des Anglaises, les Françaises ne parvenaient pas à passer devant, mais arrivaient à conserver le point de bonus défensif, malgré les derniers assauts des Red Roses. "Je suis déçu, mais fier de cette équipe, qui a montré un beau visage ce soir, affirmait alors Thomas Darracq au micro de TF1. Les filles ont été exemplaires sur l’aspect défensif. Ce match se joue à rien, mais il nous manque ces petits détails pour faire la différence."