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Bourgoin : remettre le club en route pour le stabiliser

Bourgoin : remettre le club en route pour le stabiliser

Le 07/03/2018 à 19:09

Dans une même journée, le CSBJ est allé défendre sa cause devant le Tribunal de Grande Instance de Bourgoin-Jallieu qu’il avait lui même saisi et a présenté l’arrivée d’un groupe d’actionnaires avec à sa tête Henri-Guillaume Gueydan. Explications.

Comme c’est toujours le cas en Berjallie, la rumeur avait déjà suffisamment fait son travail pour que tout le monde y aille de sa version des faits sur le dernier épisode du feuilleton CSBJ. Ce que l’on savait déjà, c’est que le club est toujours en proie à des difficultés financières mais qui sont le fruit de créances héritées des années passées… Le montant ? Il fait l’objet d’une omerta alors que certains ont évoqué 300 000 euros, une somme réfutée.

Chose est sure, c’est que cette procédure avait été initiée par l’association qui est aux rênes du club depuis la liquidation de la structure professionnelle en mai 2017. "On a connu des difficultés financières mais tous les salaires ont été assurés. Il y a des créances en cours et on s’engage à gérer tout ça avec des renforts", explique le président Dario Lodola qui est allé convaincre la justice au regard des garanties présentées et concrétisées ces derniers jours.

Les dirigeants de Bourgoin

Les dirigeants de BourgoinRugbyrama

Le retrait d’une mesure de protection a été obtenu, un point essentiel car une procédure de sauvegarde aurait entrainé une rétrogradation selon les règlements de la FFR. Après avoir été présentée au sportif, la nouvelle a été entérinée lundi par le Comité Directeur qui valide le projet mené sous l’impulsion de Henri-Guillaume Gueydan. Ce Berjallien de 43 ans est à la tête du groupe Albatros, basé dans l’Ain, au chiffre d’affaires de 60 millions d’euros.

300 000 euros vont être injectés via une holding

"Je ne voulais pas voir disparaître le CSBJ", justifie cet enfant du pays qui a grandi à deux pas du stade et actif au sein de So’CSBJ, l’association des sociétaires. Henri-Guillaume Gueydan sera à la tête d’une holding de sept entrepreneurs locaux et dont le capital de départ sera de 300 000 euros, en majeure partie issus du groupe Albatros. "On a vécu dans le conflit. On a envie de réussir ensemble", commente à ce titre Laurent Ponthus, président de So’CSBJ.

" Je ne suis pas un mécène (Henri-Guillaume Gueydan)"

Elle viendra s’adosser à l’association, via une convention à établir, pour professionnaliser les structures mais il ne faut pas voir en lui un nouveau Pierre Martinet. "Je ne suis pas un mécène. Je suis là pour qu’il y ait plus de problème", dit-il. Cette holding va rapidement voir le jour pour permettre de démarrer le processus de restructuration visant à stabiliser le club en Fédérale 1 et à privilégier la formation, avant d’espérer la Pro D2 dans les années à venir.

Face aux critiques, se stabiliser en Fédérale 1

Ce processus, il était déjà de la responsabilité des bénévoles de l’association depuis un peu moins d’un an. "Il fallait trouver des solutions pour remettre le club en route. Que le CSBJ continue de vivre, c’est notre objectif", se défend Dario Lodola face aux critiques, étoffée par le fait que le fonctionnement qui semble se mettre en place a déjà été vu par le passée. Le président n’hésite pas à dire que "des gens ont massacré ce club" et veut faire table rase.

" Des gens ont massacré ce club (Dario Lodola)"

Faut-il rappeler que lorsque l’association a récupéré le club, il y avait 13 000 euros dans les caisses et qu’elle a monté un budget autour des 2 à 2,2 millions ! Désormais c’est un budget de l’ordre de 2,5 à 3 millions qui est espéré dans les 18 mois. L’entraineur Jean-Henri Tubert va pouvoir travailler avec plus de sérénité à la composition de son futur groupe dont l’objectif sera de refaire de Pierre-Rajon the place to be, pour reprendre le terme utilisé.

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