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FEDERALE 1 - Vannes, la vague bretonne déferle chez les Pros

Vannes, la vague bretonne déferle chez les Pros

Le 24/05/2016 à 17:01Mis à jour Le 24/05/2016 à 17:02

FEDERALE 1 - Bourreau de Massy en demi-finale d’accession (31-32 et 25-13), le Rugby Club Vannes jouera la saison prochaine en Pro D2. Une première pour un club breton. Pourtant dans le Morbihan, on s’y prépare depuis longtemps.

"Imagine l’année prochaine, on pourrait jouer en Pro D2 ?". Le rêve du début de saison est devenu réalité. Talonneur, Leeroy Cloostermans joue au club depuis 10 ans. Il ne réalise toujours pas le chemin parcouru. "Ce qui nous arrive est magique mais quand on verra le petit macaron Pro D2 sur notre manche, là, on pourra dire qu’on y est !". Au repos jusqu’au 20 juin, les joueurs ont pu fêter dignement la montée alors qu’en coulisses, le club fourmille.

Le président, François Cardron, et l’entraîneur principal, Jean Noel Spitzer, façonnent déjà le futur groupe professionnel. Avec un avenir dessiné en mai, le retard est conséquent dans le recrutement. Mais la volonté du président morbihanais est de "conforter le groupe et l’état d’esprit". Ainsi, "les trois-quarts des joueurs seront reconduits", confirme le technicien breton. "Nous cherchons également dix à douze Pros et une dizaine de joueurs Espoirs".

Pic (Vannes) face à Massy - Mai 2016

Pic (Vannes) face à Massy - Mai 2016Icon Sport

Cardron : "L’économie bretonne est capable de développer une belle équipe de Pro D2"

Si peu de monde voyait les Bretons venir à bout des Massicois, les Vannetais avaient bien envisagé l’hypothèse. Le club est déjà en train de basculer dans une double gouvernance entre l’association et une SASP. Sur le plan financier, le RCV n’a rien à envier à ses futurs congénères. "On a 5 millions d’euros, ce qui nous positionne à hauteur de ceux qui jouent le maintien", explique François Cardron avec assurance. "On est breton, nous avons les pieds sur terre, la relégation administrative, tout sauf ça !"

Vannes peut surtout compter sur un outil indispensable, le stade de la Rabine. Avec une capacité de 9000 places, dont 6000 assises, l’enceinte bretonne va probablement être modernisée. "Nous négocions l’installation de LED et d’un plus grand espace réceptif", ajoute le président vannetais. Objectif : améliorer la visibilité des partenaires grâce aux diffusions sur Canal+, Eurosport et France 3. "Nous allons voir si nous atteignons les 6 millions d’ici fin juin", confie l’homme fort du club. "Je suis persuadé que l’économie bretonne est capable de développer une belle équipe de Pro D2".

Bother (Vannes) face à Massy - 8 mai 2015

Bother (Vannes) face à Massy - 8 mai 2015Icon Sport

Spitzer : "Un marathon de matches à haute intensité"

Sur le plan sportif, le staff ne va pas révolutionner son projet de jeu, ni sa démarche d’entraînement déjà professionnelle depuis trois saisons avec deux séances par jour. Ce qui va véritablement changer pour les Bretons, c’est "la répétition des impacts, la puissance physique et surtout l’enchaînement des rencontres". L’entraîneur vannetais en est bien conscient: "le Pro D2 est un marathon de matches à haute intensité".

C’est donc entre réalisme et excitation que Vannes s’apprête à devenir le premier village breton à résister professionnellement à l’hégémonie de ceux du Sud en Pro D2. Prudent, François Cardron n’ose pas afficher son objectif de maintien car la marche est haute. Seule réponse : "On a fait le buzz en y montant, je considère qu’on en fera un autre si on y reste".

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