• Amélie Oudéa-Castéra, ministre des sports
    Amélie Oudéa-Castéra, ministre des sports

La ministre des Sports se satisfait d'une "prise de conscience" de Laporte, après sa mise en retrait

Par Rugbyrama
Le | Mis à jour

AFFAIRE LAPORTE-ALTRAD - La proposition de Bernard Laporte de se mettre en retrait de la présidence de la Fédération française de rugby (FFR) après sa condamnation de justice est "une première prise de conscience" mais pose plusieurs questions, a estimé mardi la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra.

Condamné mardi 13 décembre à deux ans de prison avec sursis pour corruption et de plus en plus isolé, Bernard Laporte a accepté lundi soir de se mettre "en retrait" de ses fonctions de président de la FFR en attendant son procès en appel, mais pas de démissionner. Il a en outre proposé son remplacement par un président-délégué à titre provisoire. "On va dire que c'est une première prise de conscience. Maintenant, la mise en retrait il faut qu'on comprenne exactement ce que ça veut dire, ce n'est pas une notion qui est prévue par les textes et par les statuts, donc il faut qu'on comprenne de quelles garanties elles s'accompagnent", a affirmé la ministre des Sports au micro de France 2.

Une rencontre avec le comité d'éthique ce mardi

Nommer un président délégué "soulève là aussi un certain nombre de questions, de durée, de légitimité, de périmètre, de validité juridique et tout cela doit être regardé", a poursuivi Amélie Oudéa-Castéra, qui doit recevoir Bernard Laporte jeudi. La ministre a indiqué qu'elle allait au préalable, ce mardi après-midi, s'entretenir avec le président du comité d'éthique de la FFR, qui avait demandé la mise en retrait de Bernard Laporte. A moins de neuf mois de la Coupe du monde 2023 organisée en France (8 septembre - 28 octobre), "la situation fait obstacle à ce qu'il soit le président en exercice de cette fédération", a ajouté la ministre.

En poste depuis fin 2016, M. Laporte, réélu en 2020 pour un mandat de quatre ans, a été reconnu coupable le 13 décembre de cinq des six infractions pour lesquelles il était poursuivi, dont celles de corruption passive et de trafic d'influence. Ayant fait appel de la décision du tribunal correctionnel de Paris, sa peine de prison avec sursis, ainsi que l'interdiction d'exercer l'activité de président de la FFR pour une durée de deux ans, ne sont pas immédiatement exécutoires.