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Racing-Saracens (11-12) - Antisèche: Il n'a manqué que deux secondes de maîtrise au Racing...

Il n'a manqué que deux secondes de maîtrise au Racing...

Le 05/04/2015 à 17:30Mis à jour Le 05/04/2015 à 17:40

Un gâchis, des regrets et un constat: le Racing a manqué d'expérience et de lucidité face aux Saracens pour s'offrir une première demi-finale européenne. Notre antisèche.

Le jeu: Le Racing n'est pas encore un grand d'Europe

Les statistiques parlent d'elles-mêmes. 10 franchissements à 2, 28 défenseurs battus contre 7, 13 offloads à 4 et la liste est encore longue... Vous l'aurez compris, le Racing a dominé sa confrontation avec les Saracens. Le hic, c'est que les Franciliens n'ont pas su concrétiser leur temps forts. Pour chaque brèche créee, une maladresse suivait... Souvent à deux doigts de l'essai, notamment grâce à des ballons portés efficaces ou des relances bienvenues de Brice Dulin, les Racingmen ont régulièrement pêché dans la finition. Frustrant car clairement, les hommes du duo Travers-Labit ont montré un visage bien plus séduisant que des Sarries qui se sont limités à un jeu ultra minimaliste, mais plutôt propre. C'est là toute la différence entre une formation ambitieuse mais qui découvre le très haut niveau et une équipe habituée aux joutes européennes...

Les acteurs: Owens au buzzer, Bosch en sauveur, Machenaud en vain...

Le chrono indique 79:58 et le tableau d'affichage 11 à 9 en faveur des Ciel et Blanc lorsque Fabrice Metz se met à la faute sur le dernier ballon que la Racing avait à négocier avant de pouvoir savourer sa qualification. Il n'en fallait pas moins à Nigel Owens pour sanctionner sans sourciller le Racing... Charlie Hodgson peu en réussite, c'est Marcelo Bosch qui a pris ses responsabilités et a délivré les siens après la sirène. Sur l'ensemble de la partie, les rares "Sarries" à s'être illustrés se nomment Billy Vunipola, toujours aussi costaud, Alex Goode, relanceur hors-pair et Jacques Burger, découpeur en série.

La pénalité de la gagne de Marcelo Bosch

La pénalité de la gagne de Marcelo BoschIcon Sport

Du côté du Racing, Maxime Machenaud a tout donné. Élu homme du match, le demi de mêlée international a été le seul à ne pas échapper le ballon au moment de marquer (voir le tournant), a conduit le jeu francilien avec beaucoup d'intelligence et a pris le relais (avec succès) de Jonathan Sexton dans les tirs au but. Ses deux pénalités auraient dû donner la victoire au Racing. L'ouvreur irlandais est passé au contraire à côté de son match. Il n'est décidemment vraiment pas aussi influent qu'avec son équipe nationale... Signalons les bonnes prestations de Wenceslas Lauret et Antonie Claassen en troisième ligne, ainsi que de Brice Dulin à l'arrière malgré un peu de déchet.

Le tournant qui n'a pas eu lieu: Dumoulin n'a pas eu les jambes, Imhoff n'a pas su finir

Peu avant l'heure de jeu, Brice Dulin initiait une relance depuis son propre camp. 90 mètres plus loin, Dumoulin semblait pouvoir finir le travail mais manquait de vitesse. Le centre francilien servait alors à hauteur Juan Imhoff mais l'ailier, comme Dimitri Szarzewski en début de partie, échappait le ballon au moment d'aplatir. Un nouveau symbole de l'incroyable maladresse qui a gâché le dimanche du Racing.

Les tweets similaires

La stat: 22

C'est le pourcentage surprenant de plaquages manqués par les "Sarries" (101 réussis sur 129 tentés). Un taux rarement aussi élevé pour une équipe qui sort vainqueur d'un quart de finale européen.

La décla: Maxime Machenaud (demi de mêlée du Racing-Metro)

" Je lui ai dit vingt fois de rester sur ses appuis à Fabrice (Metz, ndlr) avant le ruck. C'était sûr qu'il allait nous la siffler..."
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