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Quart de finale Champions Cup, Racing-Métro - Saracens - Nigel Owens les avait pourtant prévenus…

Nigel Owens les avait pourtant prévenus…

Le 06/04/2015 à 14:04Mis à jour Le 06/04/2015 à 15:22

Le Racing avait son billet en poche pour les demi-finales de la Champions jusqu'à ce que Nigel Owens accorde une pénalité aux Saracens dans les toutes dernières secondes. L'arbitre gallois a ainsi changé le cours d'une partie où il n'a pas été tendre avec les Ciel et Blanc.

Le match le plus important du Racing sous l'ère Jacky Lorenzetti restera également le plus dramatique de par la cruauté de son dénouement. Pour sept petites secondes, soit juste un ruck de plus, le club francilien rejoignait Clermont dans le dernier carré de la plus prestigieuse des coupes européenne. Nigel Owens en a décidé autrement. Une pénalité accordée aux Sarries pour sanctionner une perte d'appuis de Fabrice Metz et, un tir parfait de Marcelo Bosch plus tard, un rêve envolé pour les Racingmen. Dur. Très dur même.

Forcément très déçu, leur capitaine Dimitri Szarzewski raconte comment il a vécu, depuis le banc, ce coup de poignard en plein coeur : "Apparemment, M.Owens nous avertit deux fois avant. On est averti, on n'écoute pas ce que nous dit l'arbitre et on est sanctionné. C'est évidemment frustrant et dur à accepter. Je n'ai pas trop envie de parler de l'arbitre, je vous laisse juger sa prestation. Il a pris ses responsabilités et ce n'est pas évident de siffler une pénalité comme cela à dix secondes de la fin face aux poteaux. Surtout qu'on tenait le match et je pense qu'on méritait cette victoire. Mais la faute y est et on ne peut s'en prendre qu'à nous-même". Fair-play, l'ancien joueur du Stade français, avec celui qui aura été le bourreau de son équipe.

Marcelo Bosch passe la pénalité de la gagne - Racing Saracens - 5 avril 2015

Marcelo Bosch passe la pénalité de la gagne - Racing Saracens - 5 avril 2015Icon Sport

Une succession de décisions contraires pour le Racing

M.Owens a donné le ton très tôt dans la partie, en ne sanctionnant pas une obstruction manifeste d'Alex Goode sur Teddy Thomas qui prive l'ailier international français d'une occasion d'essai réelle (11e). Cinq minutes plus tard, le Gallois s'est définitivement mis Colombes à dos en refusant un essai à Dimitri Szarzewski pour un en-avant, mais surtout en ne sanctionnant pas les fautes adverses répétées sur le ballon porté pour empêcher le talonneur francilien de conclure. Sa décision de donner une mêlée aux Sarries a laissé perplexe : "Je me fais arracher le ballon dix centimètres avant d'aplatir. Ce n'est donc pas un en-avant", assure Szarzewski. "Les joueurs des Saracens s'infiltraient de partout dans le maul et je me fais aussi plaquer par derrière donc il y avait peut-être essai de pénalité, mais cela n'a pas été jugé comme cela".

Du haut de sa tribune, le coentraîneur Laurent Labit n'a lui non plus pas compris ce choix : "La situation est flagrante et nette. Même si Dimitri n'aplatit pas, il y a au moins essai de pénalité, c'est obligatoire! Hamilton plaque le joueur et un autre le prend au bras. C'est sûr qu'il y a en-avant mais il y a surtout faute" . Assis à coté de l'ancien Castrais, son adjoint Ronan O'Gara en a perdu sa voix à force de s'époumoner tout au long de la rencontre pour protester contre les mètres grignotés par les Anglais sur plusieurs touches franciliennes. Plus mesurés, ses joueurs se sont refusés, même à chaud, à tout commentaire trop acerbe envers le corps arbitral, à l'image du centre Henry Chavancy. Dimanche, c'est pourtant bien Nigel Owens qui a fait basculer la partie en faveur du vice-champion d'Europe. Et brisé les ambitions du Racing.

La joie des Saracens contraste avec la déception des Racingmen - 5 avril 2015

La joie des Saracens contraste avec la déception des Racingmen - 5 avril 2015Icon Sport

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