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Corey Flynn, déjà indispensable à Toulouse

Flynn, déjà indispensable à Toulouse
Par AFP

Le 03/12/2014 à 12:22

Pierre angulaire du pack toulousain, le talonneur international néo-zélandais Corey Flynn est devenu une arme indispensable aux Rouge et Noir, au service desquels il mettra une nouvelle fois son expérience dimanche face à Glasgow.

Débarqué mi-août de "l'île au long nuage blanc", à peine deux semaines après une finale de Super Rugby perdue avec les Crusaders face aux Warathas, Corey Flynn (33 ans, 15 sélections) était attendu avec impatience du côté d'Ernest-Wallon pour redresser une conquête toulousaine en délicatesse. Et il n'a pas fait mentir sa réputation. Ne montrant aucun signe de décalage horaire, il a fait des merveilles en touche quelques jours plus tard pour son premier match face à Castres (35-6), lors de la deuxième journée de Top 14. Indiscutable, il a depuis été systématiquement titulaire, hormis lors de la 6e journée, où il est entré en jeu à la 50e minute, et à l'occasion de la 8e journée, pour laquelle il avait été suspendu après un carton rouge reçu contre Bayonne. Autant dire que son intégration a été express. "Corey nous a apporté beaucoup en expérience, c'est quelqu'un qui connaît le poste, le métier et qui en plus s'y intéresse. A ce poste-là, avoir des échanges est nécessaire et capital, et il sait très bien le faire", juge William Servat, l'entraîneur des avants du club, ajoutant: "C'est ce qui manquait au club, un joueur d'expérience à ce poste-là"... Le dernier ayant été Servat lui-même.

Il prépare les repas de McAlister

"Mon adaptation est en cours. Plus je joue, plus j'apprends. Cela devient plus facile car la façon de jouer est totalement différente entre les deux hémisphères", souligne Flynn avec humilité. "Le Top 14 est très intense, très physique mais certains matchs sont aussi très rapides. C'est un championnat très difficile et long", ajoute le talonneur, se disant "très limité" en français, qu'il a étudié seulement quelques mois au lycée. Flynn, qui "n'avait jamais pensé venir jouer un jour en France", s'estime également très chanceux d'avoir pu être cornaqué par Yannick Nyanga et Thierry Dusautoir, qui pratiquent un "très bon anglais". Mais surtout par son compatriote Luke McAlister, chez qui il habite depuis son arrivée, en attendant que sa femme et ses enfants le rejoignent à Toulouse mi-décembre.

Corey Flynn sous le maillot des All Blacks en 2008 lors d'un match face à l'Ecosse

Corey Flynn sous le maillot des All Blacks en 2008 lors d'un match face à l'EcosseIcon Sport

Cette colocation a semble-t-il rapproché les deux anciens All Blacks. "Je suis un peu comme sa mère, je lui prépare ses repas", sourit le talonneur, dont la dernière sélection remonte au match contre les Tonga lors du Mondial 2011. Devenu un cadre en quelques mois, Flynn, qui a signé pour deux ans avec le Stade toulousain, aime mettre son expérience au service de ses jeunes coéquipiers comme Christopher Tolofua, son concurrent au poste de talonneur âgé de 20 ans seulement. "Quand j'étais jeune, chez les Crusaders, des joueurs comme Mark Hammett ou Matt Sexton m'ont tout appris. C'est quelque chose que j'ai en moi. Aider les jeunes joueurs, je le vois juste comme une partie de mon boulot", raconte-t-il. De là à devenir entraîneur? "Qui sait ? Mais j'aime trop jouer"...

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