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Champions Cup - Une finale 100% française, ça commence à devenir une habitude

Une finale 100% française, ça commence à devenir une habitude

Le 29/04/2015 à 09:16Mis à jour Le 29/04/2015 à 11:11

Le match entre Clermont et Toulon sera l’occasion de voir une nouvelle fois s'affronter deux clubs français en finale de la Coupe d'Europe. Ce sera même la cinquième affiche 100% française, un record. De la première en 2003 jusqu'à la plus récente il y a deux ans, déjà entre le RCT et l'ASMCA, retour sur ces quatre matchs aux allures de Top 14.

24 mai 2003: Stade toulousain - Perpignan (22-17)

C'est la première confrontation entre deux clubs français à ce stade de la compétition et c'est peut-être la moins disputée. Il n'y aura jamais eu de match entre Toulousains et Perpignanais. A la mi-temps, les Rouge et Noir mènent déjà 19-0 grâce aux coups de pied de Yann Delaigue et aux courses du jeune Vincent Clerc, auteur d'un essai. L'Usap sauva l'honneur en toute fin de match grâce à un essai de Pascal Bomati. Trop peu, trop tard pour les Catalans qui n'auront jamais espéré pendant le match. Devant seulement 28 600 personnes dans le mythique Lansdowne Road de Dublin, Toulouse s'offre une deuxième étoile sur son maillot, sept ans après la première. C'est la jeune génération du Stade toulousain qui est récompensée grâce à ce titre car seul Emile N'Tamack était déjà là face à Cardiff en 1996. Les Catalans quant eux ne retrouveront jamais le sommet européen.

La joie de William Servat et des Toulousains en 2003

La joie de William Servat et des Toulousains en 2003Icon Sport

21 mai 2005: Stade toulousain - Stade français (18-12 a.p.)

Les Parisiens se demandent encore comment ils ont pu perdre cette finale. Jusqu'à la 80e minute, ils ont trois points d'avance mais c'est dans le temps additionnel que Frédéric Michalak remet les deux équipes dos à dos grâce à une pénalité face aux poteaux. Une fois en prolongation, l'ouvreur toulousain inscrit un drop et une pénalité qui scellent définitivement la victoire des hommes de Guy Noves, bien aidés par un immense Yannick Jauzion. L'entraîneur du Stade toulousain manqua d'ailleurs la remise de la coupe quelques minutes plus tard. En effet, après le coup de sifflet finale, Noves voulait faire rentrer sur la pelouse des membres de sa famille. Une générosité qui n'a pas vraiment plu à la police écossaise qui a décidé d'interpeller le technicien après que le ton soit monté. Côté sportif, le Stade français se vengea quelques jours plus tard en s'imposant en demi-finale du Top 14 face à... Toulouse.

Isitolo Maka (Toulouse) et Jérôme Fillol dans un duel accroché, à l'image de cette finale 2005

Isitolo Maka (Toulouse) et Jérôme Fillol dans un duel accroché, à l'image de cette finale 2005Icon Sport

22 mai 2010: Stade toulousain - Biarritz (21-19)

Troisième duel fratricide entre clubs de l'Hexagone et troisième victoire pour Toulouse. Ce coup-ci, c'est Biarritz qui chuta face à l'ogre toulousain. Pour la première fois de l'histoire, la finale de la Coupe d'Europe se joue au Stade de France. Comme cinq ans auparavant, les Hauts-Garonnais s'en remettent au jeu au pied. D'abord grâce à la botte de David Skrela et ses quinze points (trois pénalités et deux drops) puis celle de Florian Fritz (une pénalité lointaine et un drop) qui inscrivent tous les points toulousains de cette finale. Les Biarrots luttent jusqu'au bout, bien que dominés en mêlée, et inscrivent même le seul essai de la rencontre à sept minutes de la fin (Hunt). Ils n'arrivent toutefois jamais à passer devant et échouent à une marche du titre, comme en 2006 face au Munster à Cardiff. Le Stade toulousain soulève cette coupe pour la quatrième fois et reste plus que jamais le club le plus titré d'Europe.

Jean Bouilhou (Toulouse) en finale de la Heineken Cup en 2010

Jean Bouilhou (Toulouse) en finale de la Heineken Cup en 2010Icon Sport

18 mai 2013: Toulon - Clermont (16-15)

Les Clermontois s'en souviennent encore. Beaucoup de joueurs qui seront présents sur la pelouse samedi étaient déjà là lors de ce match à l'Aviva Stadium de Dublin en 2013. Les deux clubs qui atteignaient ce stade de la compétition pour la première fois ont vécu deux matchs bien différents. D'un côté, les Auvergnats ont dominé le match sans jamais se mettre à l’abri. De l'autre, les Varois ont fait le dos rond jusqu'à la piqûre (et le salut au public) de Delon Armitage. Jonny Wilkinson, lui, se chargea dans la foulée de la transformation qui fit passer le RCT devant pour la première fois du match. Une avance d'un point qu'ils ont conservé jusqu'à la fin. Cette victoire mit fin à 21 ans de disette du côté de la Rade et tenait à confirmer les difficultés des Clermontois à remporter des titres. Revanche samedi?

Mathieu Bastareaud et les Toulonnais avaient pris le meilleur sur les Clermontois en 2013

Mathieu Bastareaud et les Toulonnais avaient pris le meilleur sur les Clermontois en 2013Icon Sport

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