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Bruno: "Serrer les dents"

Bruno: "Serrer les dents"
Par Rugbyrama

Le 02/04/2008 à 12:09Mis à jour Le 02/04/2008 à 16:45

Sébastien Bruno, le talonneur de Sale, se projette sur la fin de saison à quitte ou double des Sharks. Pour continuer à rêver, il faudra se défaire de Brive en quart de finale du Challenge européen vendredi soir.

Commençons d'abord par faire le point après ces quelques semaines loin de la France...

Sébastien BRUNO : C'est vrai que cela fait du bien l'idée que l'on parle de nous en France... Eh bien sinon, ça va plutôt bien pour moi. J'ai été malade la semaine dernière et seulement remplaçant, sans quoi j'enchaîne bien les rencontres.

Dans quel état d'esprit Sale aborde-t-il ce quart de finale face à Brive ?

S. B. : Eh bien, c'est assez difficile pour nous en ce moment. Malgré nos deux dernières victoires devant Gloucester et Bath, qui sont les deux premiers du classement, nous ne sommes pas du tout assurés de disputer les demi-finales du championnat d'Angleterre. Nous sommes cinquièmes et cela à cause de la défaite concédée devant Worcester à la maison. Nous risquons de traîner ce revers comme un boulet sur les six derniers matchs qu'il nous reste. Et le pire c'est que nous ne sommes donc pas sûrs de nous qualifier pour la Coupe d'Europe...

C'est pour cela que ce quart de finale face à Brive est important pour vous (le vainqueur est directement qualifié pour la H Cup, ndlr) ?

S. B. : Au début de la saison, nous avions clairement affiché nos ambitions pour ce Challenge. Maintenant en concédant le match nul à Montpellier, nous nous sommes là aussi compliqués la tâche et si nous arrivons à battre Brive vendredi soir, il nous faudra certainement aller jouer à Bath... Vraiment, je me répète, mais pour nous la fin de saison s'annonce terrible. Tout peut basculer dans un sens comme dans l'autre.

On vous sent inquiet.

S. B. : Tout est très indécis. La saison a été longue, très longue même. Personnellement je n'ai pas soufflé depuis la tournée en Nouvelle-Zélande. Il y a eu ensuite la Coupe du monde, où nous n'avons pas fait un bon parcours, et puis même si je n'ai pas joué le Tournoi avec les Bleus, j'ai enchaîné les matchs avec le club. Il reste sept rencontres. C'est vrai que nous sommes confiants, mais ça va être délicat.

L'envie de bien finir est importante ?

S. B. : Nos objectifs sont très élevés, et les fins de saison sont toujours prenantes, mais là moralement, cela commence à être difficile. Le moindre faux pas risque coûter cher. C'est le mois à quitte ou double. C'est vrai que si nous pouvions être champions d'Angleterre et gagner le challenge , ce serait une bonne récompense pour tout le travail fourni pour tous ici. J'ai pu enchaîner les matchs, ce qui est bien, mais si ce n'est pour rien avoir au bout, c'est dur. Nous avons les cartes en main, et pendant le mois et demi qui reste, nous devons serrer les dents.

Avez-vous déjà étudié le jeu des Brivistes ?

S. B. : Nous avons vu les vidéos des matchs contre Bourgoin et Montauban. C'est une équipe solide, même si la priorité n'est pas le Challenge, ils vont jouer un quart et ce genre de match se joue pour être gagné. C'est une équipe qui reste dans le match, qui ne lâche pas le morceau.

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