Midi Olympique

En quête d'homogénéité, l'Elite féminine entame sa mue

En quête d'homogénéité, l'Elite féminine entame sa mue
Par AFP

Le 17/09/2021 à 17:17Mis à jour

ELITE 1 - Le championnat de France féminin de rugby, toujours en quête de visibilité, reprend ses droits samedi avec un contingent d'équipes resserré pour gagner en attrait, à un an de la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande.

L'Elite 1 passe de seize à quatorze clubs répartis dans deux groupes de sept. Ils ne seront plus que douze la saison prochaine dans une poule unique. Avec cette réforme, la Fédération française de rugby (FFR) espère en finir avec les écarts de niveau.

L'an passé, la première journée s'était soldée par plusieurs scores fleuves: 81-0 en faveur de Montpellier, alors champion en titre, à Lille, 68-0 pour Rennes face au Stade français, 55-0 pour Blagnac, futur champion, contre Chilly-Mazarin...

La réforme "va aussi permettre aux autres équipes qui ne sont pas encore en capacité d'être au niveau des meilleures de prendre le temps de se construire", explique à l'AFP Brigitte Jugla, vice-présidente de la FFR chargée de la pratique féminine et des équipes de France dames.

Le plan initial était de réduire le championnat de seize à douze formations dès cette saison mais le Covid-19, en perturbant l'exercice 2020-2021, a changé la donne.

"On a dû modifier plusieurs fois le calendrier parce qu'il y a eu le report (d'un an) de la Coupe du monde féminine, des décalages de matches. C'était compliqué. On a mené le championnat à terme et les clubs ont joué le jeu en respectant les contraintes sanitaires", résume Brigitte Jugla. "Mais il était préférable de glisser plus lentement sur un format à douze", ajoute-t-elle.

Malgré le contexte sanitaire, l'Elite 1 a vécu une fin de saison à suspense. Montpellier n'a pas atteint la finale pour la première fois depuis dix ans. Et le Stade toulousain, vice-champion en 2018 et 2019 (titre non décerné en 2020), s'est aussi incliné en demi-finales.

C'est finalement Romagnat, emmené par l'arrière des Bleus Jessy Trémoulière, qui s'est adjugé son premier titre depuis 1995, aux dépens de Blagnac en finale.

Double vie

Le club auvergnat est-il le grand favori à l'heure du coup d'envoi samedi? "Favori, c'est un bien grand mot. La saison dernière, on était un peu la surprise parce qu'on n'avait jamais atteint les demi-finales depuis notre remontée" en 2016, souligne l'entraîneur Fabrice Ribeyrolles, admiratif de ses joueuses, qui mènent une double vie mais "ne râlent jamais".

Le Championnat étant amateur, la grande majorité des joueuses a une activité professionnelle ou mène des études en parallèle. Tout en ayant jusqu'à sept séances d'entraînement hebdomadaires (musculation incluse), comme à Romagnat.

Seules les septistes françaises, médaillées d'argent aux Jeux de Tokyo, sont 100% professionnelles grâce à un contrat avec la FFR. Celles du XV de France sont, elles, pros à 75% (32 joueuses).

Aujourd'hui, le championnat se cherche toujours un partenaire économique et aimerait gagner en visibilité médiatique. Dix matches ont été diffusés la saison passée sur France Télévisions et Eurosport. "Mais les clubs se structurent, travaillent fort et construisent des effectifs assez costauds", souligne Nicolas Tranier, manager de Blagnac, en évoquant Bordeaux, très actif en recrutement.

Le club girondin a annoncé dix-huit "nouvelles têtes" dont la deuxième ligne des Bleus Madoussou Fall et la troisième ligne canadienne Karen Paquin. Avec les velléités de reconquête de Montpellier et de Toulouse, l'Elite 1 s'annonce plus indécise.

Le programme de la 1e journée:

Samedi

(16h30) Chilly-Mazarin - Blagnac

Dimanche

(13h00) Toulouse - Rennes

Montpellier - Bayonne

(13h45) Stade français - Grenoble

(14h00) Lille - Lyon

(15h00) Bobigny - Romagnat

Exempts: Lons, Bordeaux

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