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Elisez votre XV historique : le troisième ligne aile (numéro 6)

Elisez votre XV historique : le troisième ligne aile (numéro 6)
Par Rugbyrama

Le 24/03/2020 à 16:12Mis à jour Le 25/03/2020 à 16:37

SONDAGE - En raison de la crise sanitaire actuelle dans notre pays et nos pays voisins, le rugby est à l’arrêt jusqu’à nouvel ordre. L’occasion de se rappeler au bon souvenir de tous les grands joueurs du monde ovale de l’après guerre. Chaque jour, 5 joueurs seront présentés poste par poste et vous pourrez élire, en toute objectivité, le meilleur. Place au poste de troisième ligne aile (numéro 6)

François Pienaar (Afrique du Sud)

Bien au-delà de son sport, François Piennar restera un symbole dans le renouveau de tout un pays. Capitaine de la mythique équipe d’Afrique du Sud qui devient championne du monde, sur ses terres en 1995, le mythique cliché de Pienaar aux côtés de Nelson Mandela restera à tout jamais dans la mémoire collective. Cette aventure avec les Boks, il la démarre 3 ans plus tôt. Au total, il ne totalisera « que » 29 sélections, mais à chaque fois avec le brassard de capitaine, une véritable prouesse. Il sera mis de côté dès 1996, après le Tri-nations.

Son éviction provoquera un véritable taulé au sein du pays. En club, il remporte une victoire en Super 10 en 1993, ou encore une Coupe d’Angleterre en 1998 avec les Saracens. Un pays qu’il rejoindra après la polémique, et où il finira sa carrière. Doté de superbes qualités athlétiques, il sera considéré comme un rouage essentiel dans le premier sacre mondial des siens. Son leadership naturel et sa science tactique sont deux facteurs primordiaux qui lui auront permis de connaître cette idylle au coeur des années 90.


Michael Jones (Nouvelle-Zélande)

Le flanker néo-zélandais aura vécu une carrière singulière, guidée par ses croyances religieuses. Sa foi ne lui permettant pas de jouer les dimanches. Ainsi, il loupera un bon nombre d’événements majeurs, comme les demi-finales de Coupe du monde 1987 et 1991. En 1995, il ne sera pas appelé pour la disputer, trop de matchs se déroulant le dernier jour de la semaine. Malgré cette interdiction, Michael Jones connaîtra une carrière brillante.

Sa rapidité, son sens du jeu et sa capacité à "coller" au ballon feront de lui un joueur indispensable dans le premier sacre mondial des Black. Inscrivant un essai en finale contre la France. Avec son club de toujours, les Auckland Blues, il décroche les deux premières éditions du Super 12 (1996 et 1997). Il mettra un terme à une carrière (après 14 saisons) marquée par de récurrentes blessures, mais aussi par une force de caractère hors du commun qui lui aura forgé une sacrée réputation. Il sera élu, en 1999, 3e meilleur joueur néo-zélandais du siècle.

Jean-Pierre Rives (France)

Le « casque d’or » aura été un précurseur, un avant gardiste dans bien des domaines. Sa longue chevelure blonde permettait de le distinguer des autres joueurs, avec un style bien à lui. Toujours avec abnégation et courage dans tout ce qu’il entreprenait. Son charisme lui donnera la chance d’être le célèbre capitaine du XV de France lors des deux Grand Chelem de 1977 et 1981. Il emmènera aussi ses partenaires lors de la première victoire des Français en terres néo-zélandaises, en 1979.

JP Rives

JP RivesImago

Un match qui laissera une trace impérissable. Au total, il prendra part à pas moins de 59 rencontres avec les Bleus, toutes en tant que titulaire et en ayant joué la totalité de chaque rencontre, une performance étincelante. Toulousain de naissance, c’est au Stade qu’il jouera la plus grande partie de sa carrière (entre 1974 et 1981). S’il n’arrive pas à ramener le club au sommet du rugby français, une chose est sûre, il arrivera à le replacer au premier plan, avec une finale perdue contre Béziers en 1980. Le dernier accomplissement majeur à mettre au crédit de son illustre carrière, est sa participation à la création des Barbarians français, en 1979.

George Smith (Australie)

Capable de jouer à tous les postes de la troisième ligne, la polyvalence de George Smith est unique. Cependant, c’est avec le numéro 6 dans le dos qu’il connaîtra son plus grand frisson avec les Wallabies. En 2003, il dispute l’intégralité de la Coupe du monde à ce poste. Il y excellera malgré la défaite en finale. Durant les années 2000, il sera une référence à ce poste grâce à une endurance et un abattage conséquent sur le terrain. Il remportera le Super Rugby en 2001 et 2004, en étant à chaque fois désigné comme meilleur joueur australien de l'année. Les années 2010 ont été plus compliqué à gérer pour le joueur, et après avoir connu 4 pays et 8 clubs différents en neuf ans il raccrochera les crampons en 2019 à 38 ans ! Ses 111 sélections avec les Aussies font de lui le 5e joueur le plus capé de l’histoire.

George Smith

George SmithImago

Thierry Dusautoir (France)

« The Dark Destroyer » aura construit la plus grande partie de sa légende dans la plus belle compétition du monde ovale : la Coupe du monde. En 2007, son match lors du quart de finale contre les Black est une référence, ce qui le fait entré dans une autre dimension, avec pas moins de 38 plaquages effectués ! Un record mondial battu il y a peu par Jonny Gray. C’est en défense que « Titi » possède le plus de qualités, surnommé « le sécateur » par ses pairs, grâce à sa faculté à ne louper que très rarement ses plaquages. L’Ivoirien de naissance s’est forgé un palmarès conséquent.

En club, il remporte 5 fois le Top 14 (2 avec Biarritz, 3 avec Toulouse) et une fois la Coupe d’Europe, en 2010, avec le Stade Toulousain. Ses 80 sélections avec les Bleus lui permettent de vivre 3 Coupes du monde. Celle de 2011, constituera le plus grand échec de sa carrière avec une défaite en finale contre les Black. Un beau lot de consolation lui sera attribué avec le titre de meilleur joueur du monde obtenu la même année. Son plus beau moment se situe, quant à lui, un an plus tôt, lorsqu’il réalise le Grand Chelem en 2010. Il se retirera en 2017 avec un beau record, celui du nombre de capitanats avec les Bleus (56).

Mentions Honorables :

5 joueurs ont donc la possibilité d’apparaître dans le XV historique final, mais d’autres pouvaient sérieusement y prétendre. Siya Kolisi (premier capitaine noir de l’histoire des Boks) qui a conduit sa Nation vers un 3e sacre mondial en 2019 n’a pas été loin de figurer dans la liste. Jérôme Kaino et ses deux titres mondiaux de 2011 et 2015 était un vrai prétendant lui aussi, tout comme Juan Smith qui a connu le Graal en 2007 avec les Springboks. Pour finir, deux Français avaient également des arguments à faire valoir : Serge Betsen, surnommé « l’équarrisseur biarrot », aura fait le bonheur des Wasps, du XV de France et de Biarritz au milieu des années 2000. Que dire de Jean Prat qui récoltera 6 Brennus avec son club de Lourdes, et 2 Tournois avec les Bleus.

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Michael Jones
Jean-Pierre Rives
George Smith
Thierry Dusautoir

Par Thibaud Gouazé

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