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Claude Atcher assure qu'il n'y a "jamais eu d'alertes" sur le climat social

Claude Atcher assure qu'il n'y a "jamais eu d'alertes" sur le climat social
Par AFP

Le 01/08/2022 à 09:58Mis à jour

COUPE DU MONDE 2023 - Claude Atcher, le patron du comité d'organisation du Mondial-2023 de rugby, a assuré dans un entretien au Journal du Dimanche (JDD) qu'il n'y avait "jamais eu d'alertes" sur le climat social au sein de l'instance, qui fait l'objet d'une enquête de l'inspection du Travail après une enquête du journal L'Equipe.

"Quand on fait une analyse en interne, on n'a pas l'impression de vivre dans un tel environnement. Ça ne signifie pas qu'il faut occulter le problème. Peut-être qu'on a loupé quelque chose malgré nos dispositifs, mais il n'y a jamais eu d'alertes sur les sujets posés dans l'article", a déclaré Claude Atcher au JDD. Fin juin, le quotidien sportif L'Equipe avait publié un article où des employés du comité d'organisation, anciens et actuels, dénonçait sous couvert d'anonymat le "management par la terreur" mis en place par Atcher et sa cheffe de cabinet au sein du Groupement d'intérêt public (GIP) France-2023.

Les témoignages évoquaient également des démissions en cascades et des crises d'anxiété. La ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra avait dans la foulée saisi l'Inspection du Travail. "Qu'on ait décrit un malaise social de ce niveau m'a interpellé et amené à prendre des mesures. Avec mes équipes, on a immédiatement établi un plan en cinq points", a indiqué Claude Atcher au JDD. Parmi ces mesures, a-t-il expliqué, "un dispositif d'écoute permanent qui permette aux salariés de s'exprimer anonymement afin qu'ils bénéficient d'un accompagnement adapté" ou encore "une formation de tous les managers, moi y compris, dès la fin août".

A propos de son style de management, M. Atcher évoque "un décalage intergénérationnel": "Il y a peut-être cette différence de culture avec mon management paternaliste. Je suis capable de dire en face à quelqu'un que son travail n'est pas bon. Systématiquement, j'ajoute : attention, ce n'est pas ta personne qui est visée", s'est-il défendu.

Le patron de France-2023 a également évoqué pour la première fois d'autres révélations du journal L'Equipe, datant de mi-juillet, notamment son recours à un chauffeur de VTC alors qu'il bénéficie d'une voiture de fonction incluse dans son contrat. "Le GIP a fait un appel d'offres il y a deux ans pour une agence de voyages. Cette société a fait appel à une entreprise de VTC pour organiser les transferts au sein du GIP. Dont les miens, dans le cadre professionnel. La totalité est loin de faire 100. 000 euros sur quatre ans", a-t-il expliqué.

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