• Coupe du monde féminine - Laure Sansus ( France)
    Coupe du monde féminine - Laure Sansus ( France)
  • Laure Sansus (France).
    Laure Sansus (France).

Le bruit du ligament qui lâche, le moment où elle a craqué, son message à Bourdon… Sansus se livre

Par Rugbyrama
Le | Mis à jour

COUPE DU MONDE FEMININE – Dans un entretien exclusif à Midi Olympique, Laure Sansus s’est exprimé pour la première fois depuis sa grave blessure contre l’Angleterre. La fin de son Mondial, sa retraite et le message qu’elle veut transmettre à ses coéquipières dont Pauline Bourdon… La désormais ex-demi de mêlée se livre non sans émotion.

Forcément, c’est avec beaucoup d’émotion que Laure Sansus s’est exprimée auprès de Midi Olympique. Il faut dire que sa grave blessure contractée ce samedi contre l’Angleterre a été aussi douloureuse que lourde en conséquence. Déjà, il y a la douleur ressentie au moment du choc. La demi de mêlée évoque d’ailleurs "l’impact, [son] genou se tordre et le bruit du ligament du lâche".

Ce qui frappe, c’est la lucidité dont elle fait preuve. L’originaire du Lauragais comprend tout de suite que les croisés sont touchés et ce que ça signifie. Pour rappel, elle avait annoncé mettre un terme à sa carrière à l’issue de ce Mondial.

Mais elle attend la fin des premiers examens, avant la mi-temps, pour demander un moment seul dans les vestiaires. "J’expose complètement. Je n’ai pas arrêté de pleurer pendant dix minutes. Je comprends tout. Je prends la mesure."

Très vite, elle doit se remobiliser pour accueillir ses coéquipières qui viennent de terminer la première période. Dans les vestiaires, elle les accueille "avec le sourire". Elle tente de rassurer Pauline Bourdon, sa compagne, avant de donner un discours motivant aux trois-quarts.

Laure Sansus (France).
Laure Sansus (France).

Aussi, Laure Sansus exprime toute sa frustration quant à ce Mondial achevé précocement pour elle. Si elle semblait une indéboulonnable du XV de France, c’était pourtant sa première Coupe du monde. C’est d’ailleurs ce qui la déçoit le plus : "que mon aventure en Coupe du monde ne soit pas aboutie". La notion de groupe est également très présente. En témoignent ces quelques mots : "Je n’ai pas fait tout ce que je pouvais pour l’équipe […] Durant la semaine avant ce match contre l’Angleterre, on a fait un gros boulot pour nous resserrer et avancer ensemble. Je me dis que je ne vais pas voir ça jusqu’au bout et ça me frustre. Il se passe tellement de trucs, en dehors du terrain… Un truc con : en ce moment on fait un puzzle géant de 3000 pièces. Eh bien, je tiens à le terminer avec elles avant de quitter le groupe samedi. C’est con, mais je veux leur montrer que je vais les accompagner jusqu’au bout."

Retrouvez l’entretien exclusif en intégralité sur Midi-Olympique.fr