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La Nouvelle-Zélande sur le toit du monde après sa victoire face à l'Angleterre

La Nouvelle-Zélande sur le toit du monde après sa victoire face à l'Angleterre

Le 12/11/2022 à 09:28Mis à jour Le 12/11/2022 à 11:35

COUPE DU MONDE FEMININE - Vainqueures des Anglaises (34-31) que l’on croyait invincibles au terme d’un match superbe, les Black Ferns ont remporté leur sixième titre mondial en neuf éditions. Un match superbe, avec un final au suspens insoutenable.

Le début de rencontre fut à l’avantage des Anglaises avec les trois premiers points du match marqués par Scarratt. Les Black Ferns ont rapidement répondu mais l’arrière Holmes n’a pu passer les points. Dans son style caractéristique, les Red Roses ont ensuite envoyé leur talonneuse Cockayne derrière. C’est ensuite que le premier tournant du match intervint : l’ailière des Red Roses Thompson donna malgré elle un violent coup de tête à la Néo-zélandaise Woodman, l’une des stars de ce Mondial. Bilan : carton rouge pour l’Anglaise, et sortie sur blessure pour la Kiwi, remplacée par la bombe Leti-L’iga, qui avait fait une entrée remarquée en demi-finale contre les Bleues.

Un autre tournant du match aurait pu être cet essai en contre de 80 mètres de l’arrière néo-zélandaise Holmes, mais l’arbitre Davidson souhaita revenir à une faute kiwi sur la touche. Quelques minutes plus tard, la talonneuse anglaise Cockayne s’effondrait dans l’en-but, bien emmenée par un nouveau maul. Heureusement, les Black Ferns répliquaient juste avant la mi-temps pas un essai exactement similaire de la pilier Rule. A la pause, la tableau d’affichage de l’Eden Park indiquait déjà 19 à 26 et sept essais avaient été marqués. En clair, les 42 500 spectateurs de l’Eden Park en avaient déjà eu pour leur argent.

Final haletant

Dès le retour des vestiaires, les Black Ferns reprenaient les choses en main. La centre Fluhler se payait Scarratt, la débordait, servait son arrière Holmes qui la retrouvait en bout de ligne. 24-26, le match était complètement relancé. Mieux, les Black Ferns prenaient enfin l’avantage au score après l’essai en force et en bout de ligne de la pilier Krystal Murray. Mais le bras de fer était loin d’être temriné. À la 55ème, la mêlée néo-zélandaise était pénalisée. Commen entendu, les Anglaises allaient en touche, lançait un ballon et… amenaient leur talonneuse derrière la ligne, pour la troisième fois de la soirée, devenant ainsi la troisième joueuse au monde à avoir marqué un triplé en finale, hommes et femmes confondus. Mais le public n’était pas encore au bout de ses surprises.

A 10 minutes de la fin, la centre kiwi Fitzpatrick tapait un sublime coup de pied rasant en diagonale pour sa partenaire Fluhler. La « smiling assassin », comme elle est surnommée ici, saisissait le ballon en même temps qu’elle était plaquée, se blessait au genou, roulait par terre et trouvait encore le moyen de faire la passe dans sa chute pour Leti-L’iga avant de quitter le terrain, les larmes aux yeux et le sourire au lèvres. Avec trois petits points d’avance, le final s’annonçait haletant, d’autant que les Anglaises n’avaient aucun mal à revenir dans les cinq mètres kiwis. Là, elles ont obtenu deux touches. Après la première qui se conclut par une faute, elles choisirent d’y retourner. Sauf que pour une fois, elles furent contrées en premier bloc. Le gong avait déjà retenti, la Nouvelle-Zélande n’avait plus qu’à sortir le ballon pour faire exploser de joie tout un stade et un pays.

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