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Hermet : "Une finale, ce serait inédit"

Hermet : "Une finale, ce serait inédit"
Par Simon Valzer via Midi Olympique

Le 04/11/2022 à 05:01Mis à jour Le 04/11/2022 à 08:41

COUPE DU MONDE FEMININE – La capitaine du XV de France Féminin, Gaëlle Hermet, explique comment le groupe, dont une majorité n’a jamais disputé de Coupe du monde, aborde la demi-finale de demain. Et la possibilité d’entrer dans l’histoire du rugby féminin français.

En tant que capitaine, comment sentez-vous le groupe à l’approche de cette demi-finale ?

Hyper excité, et très concentré. On a envie d’être à samedi. On vit pour ces matchs là, à enjeu, à tension.

Une grande partie de l’équipe découvre ce niveau, ce contexte de Mondial et vous en faites partie, comment réagissez-vous ?

En effet, nous sommes 90 % à découvrir l’aventure d’une Coupe du monde et d’une demie. Je nous trouve concentrées et déterminées. Niveau rugby, on est sur les détails, mais on privilégie beaucoup la récupération. On a envie de jouer notre carte à 100 %, de s’envoyer à fond car derrière, on peut s’ouvrir la porte pour aller en finale. Ce serait inédit, cela n’a jamais été fait par le XV de France Féminin.

Le fait d’avoir gagné contre les Black Ferns à l’automne dernier vous donne de la force ?

Ce n’est pas oublié, mais c’est une autre compétition. Et puis les Black Ferns ont beaucoup travaillé pour préparer cette compétition chez elles. Sur un match, tout est remis en cause. Il faudra donner le meilleur de nous-même.

Quelle équipe est favorite ?

Je ne sais pas… Difficile de se prononcer, car tout peut arriver. Nous aussi on a énormément travaillé pour en arriver là. Après, on sera chez elles, il y aura tout un public qui sera derrière elles. Mais elles aura de la pression en plus. Nous, ce sera celle d’une demi-finale. J’espère en tout cas que ce sera un grand match qui fera la promotion du rugby féminin.

Comment abordez-vous ce contexte hostile ?

On s’est dit en début de semaine qu’on serait seules contre tous. Ces derniers jours, on a pas mal bossé sur le groupe, on s’est resserrées. Seul 10 % du stade sera avec nous car nos familles sont arrivées, mais on ira chercher de la force dans leur soutien aussi.

Avez-vous réfléchi à votre façon de répondre au haka ?

On est en train de réfléchir dessus, oui. On l’a évoqué car ce sera aussi la première fois que certaines joueuses affronteront les Black Ferns. On veut désacraliser ce moment, car pour les Néo-Zélandaises ce sera très important. On va faire face à ça, mais il ne faut pas oublier que le vrai match arrivera après.

Le retour de Romane Ménager est un bonne nouvelle ?

On attendait son retour, oui. C’est une joueuse qui a beaucoup d’expérience, qui connaît nos adversaires. Et puis elle va nous apporter ses qualités physiques et techniques, et cela nous fait du bien de voir qu’elle revient dans le groupe. Cela va apporter de la sérénité et beaucoup de niaque, car elle n’a pas joué depuis les Anglaises. Il ne faudra pas croiser sa route sur le terrain !

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