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Médard l'indispensable

Médard l'indispensable
Par Rugbyrama

Le 06/08/2019 à 15:12Mis à jour Le 06/08/2019 à 15:28

COUPE DU MONDE - 2. C'est désormais avec un statut de vieux briscard que le mondial 2019 se présente à l'ailier/arrière du Stade Toulousain. Non sélectionné en 2015, il a prouvé cette saison que sa présence pourrait être une vraie plus-value pour le groupe France.

Du haut de ses 47 sélections et de ses 32 ans, Maxime Médard sera l'un des piliers de Jacques Brunel et de Fabien Galthié quand viendra l'heure de chercher des cadres pour épauler les jeunes pousses (Dupont, Penaud, Ntamack, Alldritt, Mauvaka...) D'ailleurs, le briscard assume totalement son nouveau rôle : "J’ai senti ce côté leader germer, cette volonté de discuter avec les jeunes pour qu’ils se transcendent et donnent tout pour l’équipe. Surtout, j’avais été managé de manière totalement différente à mes débuts. Aujourd’hui, c’est une nouvelle génération. Il faut guider ces jeunes, par quelques gestes et leur montrer le droit chemin. Mais surtout sans les brider. Il faut leur laisser faire comme ils le sentent. Ce sont des joueurs bien préparés au haut niveau depuis longtemps. Je crois que ce sont des diamants et il faut les tailler progressivement."

En pleine préparation physique avec le XV de France, et alors que le groupe est unanime pour dire qu'ils n'ont jamais vécus une prépa aussi énergivore, l'expérience des plus anciens fera guise de phare dans la nuit à n'en pas douter. Mais dire que sa présence dans la liste n'est due qu'à son statut de joueur expérimenté serait faire insulte à sa saison avec son club du Stade toulousain. Car même s'il a moins joué cette année (13 matches de Top 14 et 3 essais inscrits), en Champions Cup, sur son aile gauche, il a réalisé un sauvetage extraordinaire à Bath et inscrit un doublé remarquable contre le Leinster. Accessoirement, il a remporté le quatrième Bouclier de Brennus de sa carrière...

Lui a vécu une finale de Coupe du monde

Même s'il n'est bien sûr pas le seul joueur d'expérience du groupe, il demeure le seul à avoir disputé la finale perdue face aux Blacks (7-8) lors de la Coupe du monde 2011 : "Je pense que ça restera toujours un souvenir énorme pour moi. Certains joueurs de maintenant n’ont peut-être pas vu la finale, d’autres certainement. Je n’ai pas forcément envie d’en parler. C’était il y a huit ans maintenant. C’était un autre rugby… Nous ne sommes pas les seuls à être allés en finale mais c’est vrai que mourir à un point face aux Blacks, chez eux… Je n’ai jamais revu la finale. Jamais. C’est toujours ancré en moi. C’est toujours douloureux. C’est peut-être un peu moins fort mais c’est gravé à vie. Maintenant quand tu as joué une finale, tu as envie de disputer une autre Coupe du monde et travailler pour prétendre à ce titre suprême…"

Test Match - Maxime Médard (France) contre l'Afrique du Sud

Test Match - Maxime Médard (France) contre l'Afrique du SudIcon Sport

Un titre suprême qui passera déjà par bien entamer le tournoi en battant les Pumas, qui seront un peu l'épouvantail de cette poule C : "Personne ne croit en nous donc ce n’est pas plus mal. On est toujours bien, nous les Français, quand nous ne sommes pas favoris. C’est sûr que l’on ne part au Japon pas avec cette étiquette. Mais, je sais que l’on fait une préparation sérieuse, que tout le monde s’y file et nous sommes bons quand nous ne sommes pas favoris." Relax Max.

Par Samuel CADÈNE

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