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Un mondial pour un milliard d’euro

Un mondial pour un milliard d’euro

Le 07/02/2018 à 14:25

A un an et demi du coup d’envoi, World Rugby vient d’ouvrir la billetterie du prochain Mondial qui se tiendra au Japon en 2019. Comme l’avait fait le mondial anglais, les dirigeants japonais veulent que l’évènement génère plus d’un milliard d’euro.

Le prochain Mondial, qui se tiendra au Japon du 20 septembre au 2 novembre 2019, a franchi un pas supplémentaire la semaine dernière avec l’ouverture officielle de sa billetterie. Ouverte quelques jours en avance pour les licenciés 126 000 licenciés de la fédération japonaise, elle a été élargie au reste du monde le samedi 27 janvier dernier, et les demandes seront traitées jusqu’au milieu du mois de février. Les supporters ont deux possibilités dans le choix des packs : soit ils procèdent selon leur équipe favorite ("Team pack"), ou par lieu, ("Stadium pack").

Pour se payer le pack France par exemple, qui inclut les quatre matchs de poule, les supporters français auront le choix dans une gamme de tarifs allant de 145 euros en catégorie D jusqu’à 660 euros en catégorie A, avec une offre premium à 2 442 euros. S’ils préfèrent rester uniquement à Tokyo, ledit pack offrira cinq matchs de poule, dont France-Argentine, Australie-Galles et un match des Blacks avec des tarifs allant de 340 euros en catégorie D à 1 300 euros en catégorie A et une offre premium aux alentours de 3 300 euros.

France - Argentine - Test Match 2016

France - Argentine - Test Match 2016Icon Sport

Quelques jours après, le comité d’organisation a lancé les packs hospitalités le 1er février : répartis en cinq niveaux différents, ils sont compris entre 550 euros par personne pour une hospitalité complète dans un stade, jusqu’à 2 092 euros pour assister à la finale de la Coupe du monde de Rugby dans une suite privée. Pour rappel, 98% des billets du dernier Mondial anglais avaient trouvé preneur.

Cette fois, le Japon vise les 100%. Même si le rugby est loin d’être aussi populaire que le baseball ou le football au pays du Soleil Levant, les dirigeants ont un argument de poids en leur faveur : 75% des 126 millions de Japonais vivent à moins d’une heure de voyage d’un des stades de la Coupe du monde. Le Mondial anglais avait généré 1,13 milliard d’euros. Les dirigeants espèrent atteindre le même chiffre, et veulent attirer pas moins de 400 000 visiteurs étrangers. Pas moins de 40 000 emplois seront créés au total.

Travaux en cours dans les stades

Sur place, les Nippons sont à pied d’œuvre et redoublent d’efforts pour rénover les douze stades qui seront utilisés pour le Mondial. Comme un seul de ces douze stades a spécialement été construit pour l’occasion (le Kamaishi Stadium ne compte que 16 000 places et a coûté 21 millions d’euros), les travaux de rénovation sont importants. Par exemple, pas moins de 90 millions d’euros ont été nécessaires pour réhabiliter le Hanazono Stadium d’Osaka.

Hanazono Stadium (Japon)

Hanazono Stadium (Japon)Rugbyrama

Un peu plus de 13 millions d’euros ont été dépensés pour la modernisation du stade de Kumamoto, où la France affrontera les Tonga le 6 octobre 2019. Le stade d’Oita, situé sur l’île de Kyushu dans le sud du pays et qui accueillera des matchs de poule ainsi que deux quarts de finale, subit en ce moment même d’importants travaux : non content d’être rénové et repeint, sa capacité passera de 32 000 à 40 000 places assises, et sa pelouse sera entièrement changée au profit d’un modèle synthétique, plus plane et résistante. Reste qu'au vu de l'application et du zèle des ouvriers japonais, ces chantiers seront tous terminés d'ici au mois de février 2019. Ce qui laisse une grande marge de manoeuvre, puisque le Mondial ne débutera que le 20 septembre 2019.

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