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Coupe du monde - Le Japon est (déjà) prêt

Le Japon est (déjà) prêt

Le 20/09/2018 à 17:40Mis à jour Le 21/09/2018 à 09:05

COUPE DU MONDE - Le 20 septembre 2019, soit dans un an jour pour jour, le coup d'envoi du prochain Mondial au Japon sera donné. Et à 365 jours de la date fatidique, tout est déjà prêt.

Ce Mondial là sera forcément particulier. Pourquoi ? Parce que pour la première fois de l’histoire, elle ne se déroulera pas dans un des pays où la tradition de ce sport est forte. Une volonté d’ouverture de World Rugby, que son président Bill Beaumont a encore réaffirmé ce vendredi lors d'une conférence de presse : "World Rugby a choisi le Japon parce que c'est une formidable opportunité pour développer le rugby en Asie et à un an de l'évènement, je sais déjà que ce Mondial sera très spécial et sera couronné de succès. Mieux, ce Mondial faire changer notre jeu." De toute évidence, le boss de l'organe régissant le rugby mondial est enthousiaste.

Bill Beaumont, président de World Rugby

Bill Beaumont, président de World RugbyIcon Sport

Et il a de quoi l'être. Pourquoi ? Parce que le phénomène Mondial est déjà à l'oeuvre au pays du Soleil Levant. La preuve en est que les dirigeants japonais font déjà face à une demande de billets qui dépasse largement le nombre total de billets qui seront mis en vente : plus de deux millions de demandes pour seulement 1,8 millions de billets à vendre. Et l'on précise que ces demandes ne concernent que les supporters japonais, et même pas les supporters étrangers.

Les supporters japonais face à l'Irlande

Les supporters japonais face à l'IrlandeIcon Sport

400 000 visiteurs étrangers attendus

Il y a quelques mois, le directeur général de l'organisation du Mondial, Akira Shimazu nous confiait qu'il visait les 100 % de billets vendus. A un an du Mondial, tout semble indiquer que l'objectif sera atteint. L'autre objectif des dirigeants japonais est d'attirer pas moins de 400 000 visiteurs étrangers. Pourquoi ce chiffre ? Parce que c'est le nombre de visiteurs que le précédent Mondial avait attiré en Angleterre. Même s'ils sont loin des deux épicentres du rugby mondial que sont l'hémisphère Sud (Nouvelle-Zélande, Australie, Afrique du Sud) et l'Europe du Tournoi des 6 Nations, les Nippons veulent égaler ce score.

Pour cela, les Japonais veulent que tout soit irréprochable. Tant en termes d’infrastructures sportives que d’aménagement du territoire. "Le premier objectif est évidemment que les supporters du monde entier, qui feront le voyage jusqu’ici, profitent des matchs auxquels ils assisteront, insiste Shimazu, Mais le but est aussi qu’ils profitent du Japon dans son intégralité."

Le Japon contre la France

Le Japon contre la FranceIcon Sport

À ce jour, la grande majorité des douze stades retenus pour les quarante-huit matchs sont prêts. Il y a six mois, Shimazu ne dénombrait plus que "trois points de construction", dont les rénovations de l’enceinte de Kumagaya et la construction de celle de Kamaishi, seul édifice à sortir de sol en vue de la compétition. Le stade de Kamaishi a été inauguré en grandes pompes le 19 août dernier, pile dans les temps. Un moment qui fut fort en émotion, dans une ville côtière qui avait été frappée en 2011 par un terrible tsunami en mars 2011, causant la mort de plus de 1200 personnes.

Shimazu l'assure : "Tous les efforts possibles seront faits pour que l'accueil soit parfait." Les Japonais travaillent même d'arrache pied pour satisfaire aux demandes des futurs touristes et amateurs de rugby : "Toutes les entreprises fabricantes de bières et celles d’organisation de voyages aimeraient installer la culture du rugby ici et veulent donc profiter de cette Coupe du monde", révèle Shimazu.

Et d’en sourire : "Pour cela, les spectateurs devraient boire beaucoup de bières." Par exemple, Heineken, sponsor de la compétition qui possède déjà une usine sur place, a demandé de s’associer à Kirin, la plus grande société de bières au Japon, pour enrichir ses équipements et agrandir son site. Heineken vient aussi de construire une autre usine à proximité directe du stade de Yokohama. Non content d'être déjà prêt sur le plan des infrastructures, le Japon est également à jour sur l'aspect philosophique.

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