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Williams : "J'ai un lien particulier avec l'Afrique du Sud"

Williams : "J'ai un lien particulier avec l'Afrique du Sud"
Par Simon Valzer via Midi Olympique

Le 21/09/2019 à 18:00

COUPE DU MONDE 2019 - Soulagé d'avoir lancé son Mondial par une victoire face à un concurrent direct, la star mondiale Sonny Bill Williams nous a raconté le lien qu'il possède avec la nation arc-en-ciel...

Rugbyrama : Vous avez parfaitement lancé votre Coupe du monde, que ressentez-vous ?

S.B.W. : Je suis soulagé. Je ne peux pas parler au nom de l'équipe, mais je me sens heureux d'être simplement là. De jouer avec les meilleurs joueurs du monde contre d'autres qui comptent aussi parmi les meilleurs. Pour moi, l'important est de bien comprendre que je ne pourrai pas vivre des moments comme ceux-là de sitôt. C'est peut-être la dernière fois que j'affronte l'Afrique du Sud dans une Coupe du monde donc j'en profite et je suis reconnaissant.

Qu'est ce que cela vous fait d'avoir vaincu l'Afrique du sud ?

S.B.W. : C'est une victoire spéciale. Ce matin, je me suis réveillé avec des papillons dans le ventre. J'ai un lien particulier avec l'Afrique du Sud. Mes enfants sont à moitié sud-africains car mon épouse vient de là-bas. J'ai toujours eu un énorme respect pour les Springboks.

Cette victoire est-elle un signal fort ?

S.B.W. : Non, ce n'est qu'une victoire et j'espère simplement qu'il y en aura des tas d'autres. Nous n'avons pas gagné le tournoi et nous avons encore du pain sur la planche car beaucoup de choses sont perfectibles.

Avez-vous eu peur de ne pas disputer cette Coupe du monde à cause des blessures ?

S.B.W. : Bien sûr. Je ne vais pas vous mentir, avec toutes les blessures que j'ai connu ces dernières années, je me suis posé beaucoup de questions. Je ne doutais pas de moi ni de mes capacités, mais je m'interrogeais sur ma capacité à me rétablir. Heureusement, tout s'est bien passé pour moi.

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On vous a vu très souriant au moment d'entrer sur le terrain...

S.B.W. : C'est vrai. Déjà j'ai voulu sourire pour mes enfants car je sais qu'ils me regardaient à la télé ! Ensuite je souris car je trouve que c'est une façon de montrer que je suis heureux de faire ce que je fais alors que j'ai 34 ans.

Justement, qu'est ce qui vous pousse encore, à 34 ans ?

S.B.W. : Ce qui me pousse, c'est que j'ai toujours aimé les défis. Et puis pour être honnête, j'adore jouer au rugby. C'était mon rêve de gosse et je l'ai gardé. Quand j'étais ado, je faisais ça pour me mettre en valeur, sur la grande scène. Maintenant, je suis passé au-delà de ça. Je joue parce que j'aime vraiment ça. Quand on se sent bien en dehors du terrain, on est meilleur. Et c'est parce que j'aime profondément ce que je fais que j'accepte de faire autant de sacrifices.

Que répondez-vous à ceux qui pensent que cette équipe est moins forte que celle de 2015 ?

S.B.W. : Cela ne m'étonne pas. Je ne leur en veux pas. Ils ont le droit de se poser la question car l'écart entre les nations s'est considérablement réduit. Les All Blacks ne sont plus aussi dominants. Quatre ou cinq équipes peuvent gagner ce Mondial. Et le match AustralieFidji a bien montré que les grosses équipes ont du souci à se faire. Nous comprenons ces critiques et ces inquiétudes, mais nous faisons de notre mieux tous les jours pour nous améliorer et jouer le meilleur rugby possible.

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