Getty Images

Les All Blacks veulent leur revanche, et Steve Hansen a eu le choix des armes

Les All Blacks veulent leur revanche, et Steve Hansen a eu le choix des armes

Le 17/10/2019 à 15:36Mis à jour Le 17/10/2019 à 18:27

COUPE DU MONDE 2019 – Le sélectionneur des Kiwis a dévoilé ce jeudi l’équipe qui affrontera l’Irlande, samedi à Tokyo, en quart de finale. Une formation dans laquelle Sonny Bill Williams fait son retour. Et les All Blacks ont assuré vouloir faire table rase du passé.

Difficile de laisser de côté la statistique qui rappelle que l’Irlande a remporté deux de ses trois derniers duels face aux triples Champions du monde… C’est bien là que se situe le premier sujet de discussion avec ces All Blacks remontés comme des pendules et bien décidés à poursuivre leur marche en avant. "On a peut-être ça quelque part dans la tête. Ça nous rappelle qu’on a une petite revanche à prendre mais en même temps, on ne va pas se focaliser là-dessus", expliquait le pilier Joe Moody cette semaine, tandis que le talonneur Dane Coles indiquait surtout qu’il était "important de ne pas regarder derrière car les Coupes du monde, c’est autre chose. Les Irlandais méritent notre respect parce qu’ils nous ont fait tomber mais en Coupe du monde, ça n’a rien à voir. (…) On ne s’est jamais cherché d’excuses."

Steve Hansen s’explique sur sa paire de centres

Pour ce rendez-vous, l’entraineur en chef des All Blacks Steve Hansen a d’abord insisté sur le fait qu’il pouvait compter sur toutes ses forces vives. "Il y a beaucoup d’énergie et d’enthousiasme. Nous pensons avoir sélectionné un bon mélange de talents parmi nos 23 joueurs, qui sont en grande forme, et l'équipe comprend de nombreux joueurs qui ont beaucoup d'expérience en match à élimination directe. Nous sommes très heureux de l'équipe à ce stade et nous avons le sentiment qu’elle est exactement là où elle doit être pour ce qui sera une rencontre physique et une bataille acharnée", dit-il. Dans cette lignée, la gestion d’éventuels plaquages hauts et la bataille des rucks ont été tout spécialement travaillés.

L’on note la titularisation de Brodie Retallick en deuxième ligne, jugé apte à débuter alors qu’il se remet encore d’une blessure à l’épaule et qu’il n’a que 32 minutes dans les jambes, face aux Namibiens. "C’est un peu un monstre quand il doit retrouver la forme", indique à son sujet le sélectionneur qui sait qu’il ne pourra pas le faire jouer 80 minutes. Mais ce qui interpelle, c’est la sortie du groupe du centre Ryan Crotty et le retour de Sonny Bill Williams sur le banc, lui qui n’a été vu que sur deux matchs durant ce Mondial.

Coupe du monde - Sonny Bill Williams emmène deux joueurs de l'Afrique du Sud avec lui au sol

Coupe du monde - Sonny Bill Williams emmène deux joueurs de l'Afrique du Sud avec lui au solIcon Sport

Anton Lienert-Brown et Jack Goodhue seront donc associés, sachant qu’ils n’ont qu’une heure de jeu en commun dans ce Mondial, là-aussi face à la Namibie… Effectivement, cette paire a toute la confiance de Steve Hansen qui dit de Lienert-Brown que "c’était une évidence de le prendre." Autre choix fort, l’absence dans les 23 de Ben Smith, au profit de Jordie Barrett qui sera remplaçant et pousse peut-être vers la retraite internationale le futur Palois. Voilà le pari de la jeunesse au détriment de l’expérience car "sa force supplémentaire réside dans le fait que c’est un gros buteur. Il peut faire basculer un match. Ce sont des choses à prendre en compte avant un grand match", justifie Hansen.

" Un peu plus de nervosité et de pression, il se passe des choses dans votre corps et c’est génial !"

Kieran Read sera le capitaine de cette formation et le gage d’expérience d’un groupe qui sera globalement jeune à l’arrière. "Ils ont été sélectionnés pour ce qu’ils font en ce moment, ce qui leur permet de bien jouer. Ils ont la tête sur les épaules. Ils ne sont peut-être pas très expérimentés mais ils ont joué de gros matchs cette année et ont été exceptionnels avec nous", rassure le troisième ligne qui espère que ses coéquipiers seront "gonflés à bloc." Celui qui mettra un terme à sa carrière internationale à l’issue de cette Coupe du monde assure d’ailleurs que le fait d’éventuellement disputer un dernier match avec les All Blacks "n’est même pas venu à l’esprit car il y a tellement de choses qui m’inquiètent pour savoir comment bien jouer et bien diriger l’équipe", notamment pour la préparer sur le plan mental.

Car le double champion du monde estime que ce quart "apportera un peu plus de nervosité, un peu plus de pression, ce qui fait qu’il se passe des choses dans votre corps et c’est génial !" Et si les Néo-Zélandais, invaincus en match à élimination directe depuis 2007, peuvent combattre le stress en notant que les Irlandais n’en ont jamais gagné, cela n’offre "aucune garantie" nuance tout de même Steve Hansen.

Pariez sur le Rugby avec Winamax
1
N
2
Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 0974751313
Contenus sponsorisés
0
0