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Ledesma : "Je n'ai pas peur"

Ledesma : "Je n'ai pas peur"
Par Marc Duzan via Midi Olympique

Le 19/09/2019 à 17:26

COUPE DU MONDE 2019 - Sélectionneur de l’Argentine Mercredi matin, dans la banlieue de Tokyo, au cours d’un long entretien d’une heure, l’ancien talonneur international a parlé du coude de Rabah Slimani, des genoux de Maradona, du XV de France et même de magie noire…

Midi Olympique : Comment se sont passés vos premiers jours au Japon ?

Nous avons d’abord atterri dans un tout petit village, à quelques centaines de mètres de la centrale nucléaire de Fukushima. Ce qu’ont traversé tous ces gens, là-bas, permet de mettre en perspective le stress accumulé pour un simple match de rugby : un mec me disait par exemple que le village avait été entièrement rasé par le tsunami de 2011. En quelques minutes, ces gens avaient tout perdu. Putain, vous vous rendez compte…

Vous jouerez néanmoins un match très important ce week-end. Comment jugez-vous les Bleus ?

Iturria en deuxième ligne, je m’y attendais. Ntamack en 10 ? Lopez n’a pas dû les convaincre, j’imagine… C’est une nouvelle équipe avec un nouveau système défensif : une rush défense très agressive sur le premier rideau, avec deux arrières au fond du terrain. Mais les points forts de l’équipe, ce sont les individualités. Cette richesse est dingue. Nous n’avons pas ça en Argentine.

À ce point ?

Des joueurs pros, nous avons trente ou trente-cinq sous la main. En ce moment, une nouvelle crise économique frappe le pays et je crois que nous n’aurons jamais l’argent pour avoir une compétition professionnelle. Au Japon, j’ai deux amateurs dans le groupe : Lucas Mensa et Felipe Ezcurra. C’est toute la différence entre nous et les autres équipes du Tiers 1.

Il y a quatre ans, vous étiez simplement l’adjoint de Michael Cheika en Australie. Les nuits sont-elles plus difficiles aujourd’hui ?

Un peu, oui. Il y a toute une part politique et médiatique qui n’existait pas dans mon précédent poste. Mais je ne vais pas chialer : je descends pas à la mine tous les matins.

Vous n’avez pas gagné un seul match lors du dernier Rugby Championship et restez sur une série de neuf défaites. Êtes-vous inquiet ?

ça me fait chier de ne pas gagner. Mais je sais aussi que cette équipe progresse, avance et qu’il y a un an, nous battions les Wallabies chez eux avant de vaincre à Velez une super équipe sud-africaine. Nous ne sommes pas largués.

Vous avez fait quatre choix forts, en laissant Imhoff, Cordero, Isa et Herrera à disposition de leurs clubs. Pourquoi ?

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