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L’union fait la force

L’union fait la force

Le 13/10/2019 à 20:04Mis à jour Le 13/10/2019 à 20:05

COUPE DU MONDE 2019 - En quelques heures, le Japon est passé de la tristesse à la joie. Alors qu’il fallait encore panser les plaies d’un typhon meurtrier, les Brave Blossoms ont dominé l’Ecosse (28-21) pour se hisser en quart et faire exulter un peuple qui ne demandait que ça.

Comme s’il fallait profiter jusqu’au bout de cet instant unique, les Brave Blossoms ont mis de longues minutes avant de regagner les vestiaires tandis que les tribunes du Yokohama Stadium ont tardé à se vider, puis ils auront mis beaucoup de temps à venir partager leurs émotions devant les micros. Les flashs ont longtemps crépité pour immortaliser l’instant bien que le souvenir restera indélébile, à coup sûr, pour les 67 666 spectateurs présents. Qu’ils soient Japonais, Ecossais ou autre, tous ont certainement conscience de la performance réalisée par le Japon à l’occasion de "sa" Coupe du Monde, décrochant un inédit et historique billet pour les quarts de finale au terme d’une prestation enthousiasmante.

Les traditionnels "Nippon, Nippon" ont rythmé les 80 minutes, jusqu’à cette explosion de joie en signe de délivrance, une manière de prouver que cette équipe était capable d’aller chercher sa qualification sur le terrain et qu’elle avait autant envie que son adversaire de jouer…

La résilience des Japonais

Au lendemain du passage du meurtrier typhon Hagibis, il y avait cette envie de redonner coûte que coûte du plaisir à une population qui avait une fois de plus souffert. "Je vais à tous les matchs du Japon, c’est à chaque fois de plus en plus extraordinaire mais il faut reconnaitre que cette fois, c’est au-dessus. Ce match est la meilleure chose qu’il puisse arriver après ce qu’il s’est passé hier (samedi, ndlr) pour montrer que la vie continue, qu’il n’y avait pas de problème à jouer ce match qui a une saveur particulière", témoignait juste avant la rencontre Toki, un supporter japonais, avant même de connaitre l’issue finale. Qu’importe, ils étaient déjà plusieurs milliers à patienter devant l’enceinte plus de trois heures avant le coup d’envoi, pour être sûr de ne rien manquer du moment.

" Alors que nous célébrons la victoire, beaucoup de gens souffrent"

Et avant même qu’une question ne lui soit posée, Jamie Joseph a d’abord eu une pensée pour les victimes de ce typhon pour qui une minute de silence a été respectée avant le début de la rencontre. "Alors que nous célébrons la victoire, beaucoup de gens souffrent, a lancé le sélectionneur japonais. Quand je me suis levé ce matin et que j’ai vu le bilan, nous en avons parlé au sein de l’équipe. Les joueurs voulaient vraiment jouer et ils ont donné tout ce qu’ils pouvaient." Des mots forts qui résonnent, et qui trouvent un écho immédiat chez le capitaine Michael Leitch assis à ses côtés. "C’était plus qu’un match de rugby. Du début à la fin, on a joué avec nos tripes. Ce n’est pas le talent qui a parlé mais l’émotion et l’engagement physique", assure le troisième ligne, leader de ce groupe.

Un moment historique

Les Japonais ont qui plus est rempli leur principal objectif, à savoir sortir de cette poule en réussissant un parcours sans faute, mais ils donnent la sensation de vouloir aller encore plus loin dans la compétition. "Nous avons travaillé durement ces quatre dernières années et grâce à la confiance que nous avons accumulée, nous avons pu aller chercher notre place en quart de finale, confie Jiwon Koo. Et les victoires contre l’Irlande et maintenant l’Ecosse ajoutent de la confiance", enchaine le pilier. Son compère de la première ligne, Keita Inagaki, développe et précise que "nous voulions montrer que nous nous étions bien préparés et que nous pouvions nous créer des opportunités. Tout le monde était en plus sous pression avec ce qu’il s’est passé au Japon, alors ce que nous avons fait est grand." Une manière supplémentaire de souligner le niveau de performance.

" Contre l’Afrique du Sud, il faudra jouer de la même manière"

Dans le discours, l’Afrique du Sud était déjà très présente, elle qui se dresse sur la route de Cherry Blossoms largement dominés (41-7) deux semaines avant l’ouverture du Mondial. "Nous avions très mal joué mais il y a de petites choses à en tirer. Ce sera très dur mais y croire est la meilleure des choses. Nous croyons en l’entraineur pour établir le plan de jeu et il sait qu’il peut croire en nous", lance le deuxième ligne James Moore. Et cette façon de jouer plus que séduisante et emballante, il faut croire que les Japonais voudront la conserver, car elle fait partie de leur identité. "Nous essayons de jouer tous les ballons, lents ou rapides, et nous voulons imposer notre tempo. Contre l’Afrique du Sud, il faudra conserver cela, jouer de la même manière et je pense que nous pourrons leur poser des problèmes", promet le trois-quarts centre Timothy Lafaele.

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