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Les Springboks peuvent-ils se montrer polyvalents ?

Les Springboks peuvent-ils se montrer polyvalents ?

Le 23/10/2019 à 15:20Mis à jour Le 23/10/2019 à 15:34

COUPE DU MONDE 2019 - Après un quart de finale face à un Japon qui fait la part belle au jeu, la demi-finale qui s’annonce face au Pays de Galles, réputée pour son jeu au pied et sa défense, promet un défi totalement différent à une équipe d’Afrique du Sud qui devra élargir sa palette.

"Tu as compris, il ne faudra pas trop user du pied", lance Mzwandile Stick alors qu’un confrère fait constater à Faf de Klerk que les Sud-Africains ont tendance à beaucoup user de cette tactique… L’entraineur-adjoint des Sprinboks avait le sourire au moment d’une remarque sur le ton de la plaisanterie mais qui témoigne bien de l’importance de la préparation de cette équipe avant une demi-finale face au Pays de Galles et dont l’opposition n’aura absolument rien à voir avec celle proposée par le Japon. "Contre les Japonais, la clé était de réussir à les contenir dans leur folie quand ils avaient le ballon en mains", analyse après-coup l’ancien arrière.

Bavard sur la philosophie très certainement différente à mettre en place face au XV du Poireau, Mzwandile Stick s’attend "à un match dur dans le secteur du jeu au pied qui est un point fort du Pays de Galles. Ils ont aussi des joueurs de classe mondiale comme Gareth Davies, Jonathan Davies, Dan Biggar et Liam Williams, avec beaucoup d’expérience. Nous savons que les Gallois cherchent à occuper. Nous avons travaillé sur ce qu’il faudra faire pour aller jouer dans leur camp et plus précisément dans leur 22m, ce qui sera une grosse part de ce match. Et si nous arrivons à nous créer des opportunités, il faudra être sûr de les convertir en points."

" Nous sommes plus sûrs de notre manière de jouer"

Clairement, cette demi-finale sera la meilleure des réponses quant au potentiel de cette équipe sud-africaine et de sa volonté de soulever pour la troisième fois le trophée Webb-Ellis. Véritable machine au rugby pragmatique, il va lui falloir démontrer une plus grande polyvalence pour se défaire du piège gallois et se hisser en finale. Bien qu’il ne faille pas s’attendre à du hourra-rugby avec les Boks, leur capacité à pouvoir s’adapter sera déterminante, d’autant plus face à un adversaire qui a remporté cinq des six dernières confrontations !

"Si l’on regarde par exemple la défaite de 2016, depuis nous avons une façon complètement différente de jouer et d’attaquer. Maintenant, nous sommes plus sûrs de notre manière de jouer et d’essayer de trouver des solutions", insiste Faf de Klerk. Le demi de mêlée incarne d’ailleurs ce changement, lui qui a parfois été critiqué pour ses choix mais qui a démontré en quart de finale toute l’étendue de son talent en guidant les siens. L’arrivée de Rassie Erasmus comme sélectionneur est souvent prise comme exemple pour évoquer une bascule, pas si flagrante non plus. "Le coach essaie de nous donner plus de libertés et ce en fonction des habilités de chaque joueur", précise le trois-quarts centre Lukhanyo Am, à qui l’on faisait remarquer une prise de risque dans ses 22m face au Japon.

Pour contrecarrer cette idée de mettre de la folie, on notera la présence de six avants sur le banc au tour précédent et la volonté de surfer sur ce qui fait la qualité de l’Afrique du Sud, le défi physique qu’elle impose à son adversaire. Le ballon porté amenant l’essai de Faf de Klerk face aux Japonais en est le parfait exemple ! Les Boks devront aussi soigner une certaine indiscipline et un certain déchet ballon en main, bien que Duane Vermeulen se veut rassurant à ce sujet. "Il s’agit d’erreurs individuelles. Nous ne sommes pas des robots. Les mecs tentent des trucs et, parfois, ça ne fonctionne pas", affirme le troisième ligne.

" Les bookmakers veulent se faire de l’argent"

L’état d’esprit nouveau des Sud-Africains sous l’ère Erasmus est sans cesse mis en avant et ils comptent bien s’en servir face aux Gallois qui auront peut-être l’avantage psychologique des précédentes confrontations et qui sortent d’une victoire presque inespérée face aux Bleus. Matthew Proudfoot a d’ailleurs souhaité relativiser les récentes défaites. "On les a joués trois fois à Cardiff et une fois à Washington, où l’on a dû jongler avec deux équipes car on jouait l’Angleterre une semaine après. Ce ne sont pas des conditions faciles", assure l’entraineur-adjoint.

Mais quand on fait aussi remarquer que le Pays de Galles est la seule des quatre derniers prétendants à ne jamais avoir été sacré Champion du Monde et qu’il pourrait y avoir un déficit d’expérience à ce stade, François Louw répond "qu’il ne faut pas sous-estimer cette équipe qui veut gagner la Coupe du Monde. Les bookmakers veulent se faire de l’argent… Ils sont consistants sur ces dernières années et ont été numéro un mondial. Ils sont très bien organisés, leur système est performant et ils sont solides défensivement." Le plan semble clair.

Coupe du monde 2019 - Faf de Klerk (Afrique du Sud) raffute un joueur japonais

Coupe du monde 2019 - Faf de Klerk (Afrique du Sud) raffute un joueur japonaisIcon Sport

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