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L’Argentine, symbole du renouveau de Fukushima

L’Argentine, symbole du renouveau de Fukushima

Le 17/09/2019 à 17:44Mis à jour Le 17/09/2019 à 17:50

COUPE DU MONDE 2019 - C’est à seulement une dizaine de kilomètres de la centrale de Fukushima, tristement célèbre pour l’accident nucléaire engendré par le tsunami de 2011, que l’Argentine a établi son premier camp de base au Japon, du côté du somptueux J-Village. Reportage.

Il ne faut pas puiser bien loin dans les souvenirs pour revoir les horribles images qui ont accompagné le séisme de 2011 au large du Japon. Et dès lors que l’on quitte l’autoroute montant vers le Nord de l’île d’Honshū pour prendre la direction du Pacifique, le virtuel se confronte avec le réel. Là où la vague a tout emporté, une population tente de redonner vie à un territoire meurtri. Plus de huit années après, la vie a repris logiquement son cours même si d’immenses murs en béton ont fait leur apparition au bord de la côte afin de protéger les terres situées derrière, bien qu’une sorte de no man’s land sépare désormais l’eau des premiers villages ; ces mêmes habitations qui ont également toujours dans leur champ de vision les réacteurs maintenant entourés de protections, et qui suscitent une certaine forme d’inquiétude.

L’atmosphère y est ainsi particulière mais pas pesante, on sent une population qui a envie de tourner la page et de donner une image positive. Pour preuve, ces ouvriers à l’œuvre, notamment ceux de TEPCO qui n’est autre l’opérateur de la centrale ! Et à quelques kilomètres de celle-ci, l’on tombe sur le J-Village, immense complexe dédié au football et où l’Argentine a donc établi son premier camp de base japonais.

" Bien sûr que nous connaissions l’histoire de Fukushima"

J-Village, c’est un peu le Clairefontaine japonais. Avec ses onze terrains, son hôtel et ses différences espaces de vie et de travail, au milieu de la végétation, voilà un lieu dédié à la pratique sportive qui ravit les Argentins, fans de ballon rond. Crée en 1997, il a lui aussi subi d’importants dégâts en 2011 et le tsunami avait provoqué la cessation de l’équipe féminine de foot au nom de… TEPCO. Ce n’est qu’en juillet 2018, après sept années de travaux, que le renouveau a débuté. "C’est un très joli centre, où l’on peut très bien travailler. Nous avons un terrain d’entraînement spectaculaire, un lieu pour la récupération et un gymnase", apprécie le pilier Enrique Pieretto. L’ailier Juean Cruz Mallia poursuit même en assurant que "nous avons les meilleures installations, nous pouvons nous préparer de la meilleure des manières."

Voir s’installer la formation de Mario Ledesma dans ce cadre spécialement aménagé pour le rugby n’est finalement pas une surprise. La délégation n’ignore d’ailleurs pas le contexte de ce lieu de vie et de travail. "Bien sûr que nous connaissions l’histoire de Fukushima et de la ville. C’est un lieu qui a été dévasté par les eaux qui ont surgi. Mais c’est un lieu super. Les installations sont d’un niveau mondial. Nous en profitons pleinement", rassure le talonneur Santiago Socino. "Lors de la cérémonie de bienvenue, les personnes de Fukushima nous ont réservé une jolie expérience entre les démonstrations de karaté, de danse et de musique. Et ils nous ont parlé de ce que peut apporter le Mondial à la région." Chaque échange avec les habitants, même bref, témoigne en effet de cette envie de réhabiliter l’image de Fukushima.

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